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Montréal change de stratégie pour la réfection de ses rues

Des ouvriers effectuent des travaux sur la rue Saint-Hubert.

La Ville Montréal augmente ses investissements dans l’aménagement de rues et diminue ceux consacrés à l'entretien et aux améliorations mineures.

Photo : Radio-Canada / Benoît Chapdelaine

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'administration de Valérie Plante compte maintenir le rythme de mises en chantier dans les rues de Montréal, et non plus l'accélérer, afin d'investir davantage dans leur aménagement et de les rendre plus durables, plus belles et plus sécuritaires.

Les Montréalais sont déjà habitués de circuler parmi des milliers de cônes orange, mais la situation aurait pu empirer si la Ville n’avait pas changé de stratégie, soutient le responsable de l'urbanisme et du transport au comité exécutif, Éric Alan Caldwell.

La façon de faire, c'était de la production : de l'asphalte qu'on déroule sur nos rues sans repenser l'aménagement à plus gros volume, explique-t-il. On vient changer cette façon de faire, parce que 500 kilomètres [par an], c'était complètement irréaliste.

Une citation de : Éric Alan Caldwell, responsable de l'urbanisme et du transport au comité exécutif

Alors que l’administration de Denis Coderre prévoyait effectivement augmenter la cadence des travaux d’entretien et de reconstruction à quelque 500 kilomètres de chaussée par an, celle de Valérie Plante souhaite limiter cette croissance à 300 kilomètres par an.

La Ville entend donc consacrer à la reconstruction et à l'aménagement – plantation d'arbres et saillies de trottoir, par exemple – des sommes consacrées jusqu’ici à simplement prolonger de 15 ans la durée de vie utile des rues avec un nouveau pavage.

Alors que 71 % du budget au Programme triennal d'immobilisations était auparavant consacré au maintien des actifs de la voirie et que 17 % étaient dédiés aux projets et programmes d’aménagement, c’est dorénavant 46 % des investissements qui seront consacrés au maintien et 40 % à l’aménagement, précise la Ville.

Pour illustrer son propos, M. Caldwell compare les rues à des murs qu’on va dorénavant dénuder complètement et reconstruire plutôt que simplement repeindre.

De son côté, l’opposition estime que c’est une erreur de remettre en état moins de kilomètres de chaussée par année.

L’administration Plante bloque l’« élan » qu’avait pris la Ville, alors qu’elle était sur le point d’atteindre sa « vitesse de croisière », regrette le chef de l'opposition officielle, Lionel Perez.

Pour Projet Montréal, il n'y a plus d’urgence. L'urgence sur laquelle on était tous d'accord, elle n'existe plus. Pour nous, c'est vraiment un manque de jugement de la part de Mme Plante.

Une citation de : Lionel Perez, chef de l'opposition officielle

« Tout le monde a malheureusement eu des problèmes avec leursamortisseurs sur les voitures pendant l'hiver et pendant le printemps avec les nids-de-poule », fait-il valoir.

Un réseau à améliorer

Presque la moitié du réseau routier de la ville était en mauvais état en 2015. Dans la moyenne des grandes villes canadiennes, c’est le quart des rues qui sont en mauvais état. Montréal ne devrait plus atteindre cette moyenne qu’en 2028 plutôt que dès 2022, comme l’avait prévu l’administration Coderre.

La Ville reconnaît toutefois que les efforts de l’équipe de Denis Coderre ont porté fruit. Il n'est donc pas question de ralentir la cadence.

« Après quatre ans et des centaines de millions de dollars d’investissement, on perçoit une amélioration de la qualité de la chaussée et nous devons maintenir cette cadence acquise afin de résorber le déficit d’entretien qui gruge notre réseau », souligne Éric Alan Caldwell.

Avec des informations de Benoît Chapdelaine et de Julie Marceau

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