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Cancer du sein chez les douanières : le syndicat veut une enquête

Jean-Pierre Fortin, président du Syndicat des douanes et de l’immigration

Jean-Pierre Fortin, président du Syndicat des douanes et de l’immigration

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le président du Syndicat des douanes et de l'immigration du Canada demande qu'une enquête publique soit ouverte sur des douanières de Windsor qui ont développé le cancer du sein. Jean-Pierre Fortin pense que ces femmes et d'autres agentes frontalières du Canada sont tombées malades en raison de facteurs liés à leur travail.

Un texte de Floriane Bonneville

Ce que nous recherchons, c'est que l'employeur de ces femmes prenne ses responsabilités ; c'est-à-dire qu'à la lumière des faits, l'Agence des services frontaliers subventionne une étude dans le but de confirmer le tout, souligne M. Fortin.

La demande du président du syndicat survient à la suite d'une étude menée par Jane McArthur, une doctorante en sociologie, anthropologie et criminologie à l'Université de Windsor.

Selon elle, une trentaine de femmes qui travaillent à Windsor pourraient avoir développé un cancer du sein après avoir été exposées, jour après jour, au gaz d'échappement des 7000 camions et voitures qui traversent la frontière et au stress du métier.

M. Fortin abonde dans le même sens.

Selon lui, les employées de Windsor sont plus touchées, parce que cette frontière est la plus achalandée au Canada, mais toutes les agentes canadiennes sont tout de même à risque.

On soupçonne qu'il pourrait y avoir un lien direct entre le travail des douanières et leur maladie ; ce serait trop une grosse coïncidence si ce n'était pas le cas.

Jean-Pierre Fortin, président du Syndicat des douanes et de l'immigration

Mme McArthur avance que plusieurs femmes sont inquiètes et veulent en savoir plus sur l'environnement sale dans lequel les agents frontaliers travaillent.

Ce que nous voulons, c'est que ces femmes puissent travailler, à Windsor et partout au Canada, en toute sécurité, maintient le président du syndicat.

La réponse de l'Agence des services frontaliers

M. Fortin soutient que l'Agence n'a pas répondu à sa demande.

Lors de la publication de cet article, l'Agence des services frontaliers du Canada n'avait pas répondu aux demandes de commentaires de la part de Radio-Canada.

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