•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Environnement : d'autres manquements liés au Club Med de Charlevoix

Schéma du projet du Club Med au pied du Massif
Un village quatre saisons s'installera au pied du Massif. Photo: Club Med
Radio-Canada

Les travaux liés à l'établissement du Club Med Québec Charlevoix ont contrevenu à la Loi sur la qualité de l'environnement pour une deuxième fois. Radio-Canada a appris que l'entreprise qui chapeaute la construction de l'hôtel a reçu un avis de non-conformité le mois dernier.

Un texte d’Alexandre Duval

Le 2 octobre, des travaux se sont mis en branle pour construire une route d'accès vers le futur hôtel de 300 chambres à Petite-Rivière-Saint-François. Il était notamment question de détourner un petit cours d'eau intermittent et de mettre en place des ponceaux.

Trois jours plus tard, lors d’une inspection, le ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MELCC) a relevé deux manquements à la Loi.

Premièrement, des travaux de remblai dans le littoral du cours d’eau ont été réalisés sans avoir obtenu l’autorisation préalable de la ministre.

Deuxièmement, du déboisement susceptible d’entraîner un rejet de contaminants ou de modifier la qualité de l’environnement a été effectué dans la même zone. Encore là, l’autorisation ministérielle n’avait pas été obtenue.

Le 16 octobre, le MELCC a acheminé un avis de non-conformité à l’entreprise qui chapeaute le chantier, soit Complexe hôtelier Massif de Charlevoix.

« Il ne faut pas que ça se reproduise »

Groupe Le Massif, qui est associé à Complexe hôtelier Massif de Charlevoix, assure qu’il avait tous les permis requis pour commencer les travaux.

Le vice-président des opérations de Groupe Le Massif, Frédéric Sujobert, dit toutefois ignorer pourquoi la machinerie a été mise en marche avant que la ministre ait donné son autorisation. « Je l’explique difficilement », affirme-t-il.

M. Sujobert affirme que le chantier a été mis en veilleuse dès la réception de l’avis de non-conformité. Il ajoute que des mesures ont aussi été prises pour mieux prévenir ce genre d’erreur.

On a mis en place à l’interne […] des procédures qui vont faire en sorte qu’il ne faut pas que ça se reproduise.

Frédéric Sujobert, vice-président des opérations de Groupe Le Massif

Groupe Le Massif explique que le chantier n'a pas eu besoin de correctifs puisque les autorisations ont finalement été octroyées le 18 octobre, soit deux jours après l’avis de non-conformité. Les travaux ont ainsi pu reprendre.

Deuxième avis de non-conformité

Quant à savoir si les manquements de Complexe hôtelier Massif de Charlevoix pourraient mener à des pénalités, le MELCC souligne qu’il « évalue les suites à donner à ce dossier, en conformité avec la Directive sur le traitement des manquements ».

Des travaux de dynamitage ont été effectués en septembre au pied du Massif de Charlevoix.Des travaux de dynamitage ont été effectués en septembre au pied du Massif de Charlevoix. Photo : Radio-Canada

Il s’agit du deuxième avis de non-conformité lié aux travaux d’implantation du Club Med.

Le 20 septembre dernier, le MELCC avait envoyé un avis à Groupe Le Massif pour avoir réalisé des travaux de déboisement, de dynamitage, de remblai et de déblai sans l’autorisation préalable de la ministre.

Des matières en suspension s'étaient aussi retrouvées dans l'environnement en raison de ces travaux, dont l'objectif était d'agrandir le domaine skiable du Massif pour qu'il s'arrime au futur Club Med.

Groupe Le Massif précise que les sédiments rejetés étaient simplement du sable.

« Des mesures correctives ont été mises en place, notamment de l’enrochement, et des toiles de géotextile ont été disposées afin de limiter la propagation des sédiments dans l’environnement », confirme le porte-parole du MELCC, Frédéric Fournier.

Groupe Le Massif et Club Med dévoileront les premières esquisses du futur hôtel lundi prochain, à l’occasion d'une rencontre avec les citoyens. L’ouverture du complexe est prévue pour la fin de l’année 2020.

Québec

Environnement