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Montréal sera le quartier général d'une surveillance planétaire par satellite

Une image de la Terre captée par un satellite.
La plateforme NorthStar doit notamment permettre la détection de la pollution, la surveillance de l'état des océans et des cours d'eau, l'amélioration de la productivité en agriculture, la prévention des feux de forêt et la détection de bris d'oléoducs. Photo: NorthStar
Radio-Canada

Placer en orbite 40 satellites privés devant recueillir des images et des données sur l'environnement grâce à leurs capteurs hyperspectraux, infrarouges et optiques, et ce, dans à peine trois ans : c'est le projet de la société montréalaise NorthStar Ciel et Terre, dans lequel les gouvernements du Canada et du Québec investissent chacun 13 millions de dollars.

À terme, la plateforme NorthStar aura permis la création d’environ 400 emplois directs de haute qualification et d’environ 1200 emplois indirects, selon l’entreprise détenue majoritairement par la firme Télésystème Espace, qui a ses bureaux dans la métropole. La compagnie emploie pour l’instant une vingtaine de personnes.

L’entreprise en démarrage a annoncé jeudi un financement supplémentaire de 52 millions de dollars, qui vient s’ajouter aux 31 millions versés par ses fondateurs.

Le projet NorthStar vise à remédier au « manque d'outils de gestion et de surveillance de l'impact de l'activité humaine sur notre environnement » qui « menace la viabilité de la planète et la survie des générations futures », affirme la société dans un communiqué.

« Pour nous, l'objectif est de regarder comment on va s'intégrer comme il faut avec notre environnement, outiller l'humanité pour bien préserver notre planète, affirme le président-directeur général de NorthStar Ciel et Terre, Stewart Bain. On ne peut pas gérer ce que l'on ne mesure pas. »

NorthStar permettra de nouvelles percées en matière de gestion continue de l'environnement, notamment la détection de la pollution, l'évaluation de la santé des océans et des cours d'eau planétaires, l'amélioration de la productivité de l'agriculture, la prévention des feux de forêt et la surveillance des pipelines.

NorthStar Ciel et Terre, dans un communiqué

Les satellites en orbite basse de NorthStar sont aussi censés assurer le suivi des 300 000 débris en orbite autour de la Terre pour en prévoir la trajectoire afin de réduire les risques de collision avec d’autres objets spatiaux, et surveiller les astéroïdes susceptibles de représenter une menace.

Centre nerveux à Montréal

Les données recueillies par les satellites de NorthStar doivent être rendues disponibles par un réseau mondial de centres AGILE (Applications for Global Innovation and Leadership), dont le premier sera installé à Montréal, indique la société.

« En raison de son impressionnant bassin de professionnels des technologies de l'information, de l'intelligence artificielle et de l'aérospatiale, ainsi que de sa qualité de vie qui attire les candidats internationaux les plus prometteurs, Montréal représente la ville idéale où baser la plateforme NorthStar », affirme Stewart Bain.

Pour nous, l'idée, c'est de créer des produits d'information pour des applications. C'est là qu'il y a de la valeur ajoutée, c'est là qu'on va vraiment s'appuyer sur tout ce qui existe comme base de ressources humaines, ici à Montréal, avec l'intelligence artificielle et tout le développement, les chercheurs dans le domaine du "big data"...

Stewart Bain, PDG de NorthStar Ciel et Terre

« Le projet de NorthStar est un bon exemple de la capacité du secteur spatial canadien de stimuler la mise au point d'innovations transformatrices et de trouver des solutions à des problèmes concrets », selon le ministre fédéral de l'Innovation, des Sciences et du Développement, Navdeep Bains.

« La croissance de l'industrie aérospatiale au Québec est directement liée aux efforts d'innovation des entreprises », estime pour sa part Pierre Fitzgibbon, ministre québécois de l'Économie et de l'Innovation.

Les 40 satellites doivent être construits par l’Européenne Space Alliance (formée de l’Italienne Telespazio et de la Française Thales), qui a aussi investi dans NorthStar Ciel et Terre.

Les stations de réception seront toutes construites près du pôle Nord, au-dessus duquel passeront tous les satellites. Les données seront ensuite transmises à Montréal pour y être analysées.

Avec les informations de La Presse canadienne

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