•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  • Archives
  • Réforme électorale : l’expérience de la Colombie-Britannique

    Pendant que l'animatrice Céline Galipeau parle du référendum en Colombie-Britannique, on voit à côté d'elle une carte du Canada avec la Colombie-Britannique en jaune.

    Les électeurs de la Colombie-Britannique votent sur un possible remplacement du système électoral actuellement en vigueur dans la province.

    Photo : Radio-Canada

    Radio-Canada

    Au Canada, c'est peut-être la province de la Colombie-Britannique qui abandonnera en premier le mode de scrutin hérité du parlementarisme britannique. Retournons grâce à nos archives sur les moments clés des tentatives de réforme électorale dans la province du Pacifique.

    Changement en vue à Victoria?

    Les électeurs de cette province ont jusqu’au 30 novembre 2018 pour voter par la poste sur une modernisation du système d'élection uninominal à un tour utilisé jusqu'à ce jour.

    Le gouvernement du premier ministre néo-démocrate John Horgan leur propose trois options de remplacement.

    Celles-ci s’articulent autour de l’idée d’introduire un élément de proportionnalité dans la sélection des députés de la province.

    Téléjournal, 22 octobre 2018

    Ces alternatives, l’animatrice Céline Galipeau en a bien résumé les mécanismes de fonctionnement lors de la diffusion du Téléjournal du 22 octobre 2018.

    Le résultat de la consultation devrait être connu à la mi-décembre 2018.

    Si les électeurs choisissent de remplacer le mode de scrutin uninominal à un tour, la réforme devra être appliquée lors du prochain vote provincial qui doit se tenir au plus tard le 16 octobre 2021.

    Cela constituerait une première au Canada.

    Prise une

    Il n’est pas assuré que les citoyens de la Colombie-Britannique choisissent de reléguer aux oubliettes le mode d'élection qu’ils ont hérité du parlementarisme anglais.

    L’actuel référendum est la troisième tentative de réformer le système électoral de cette province.

    Le national/hebdo, 29 septembre 2007

    Le 17 mai 2005, comme le rappelle le journaliste Gyula Kovacs dans un reportage présenté à l’émission Le national/hebdo le 29 septembre 2007, les électeurs de Colombie-Britannique s’étaient prononcés lors d’un premier référendum.

    Ils avaient alors choisi à 57% l'option de la réforme.

    Cette dernière n’ira cependant pas de l’avant.

    Ce déni de la volonté populaire s’explique par le fait que le gouvernement du premier ministre provincial Gordon Campbell, malgré son appui à la réforme électorale, a décidé d’imposer des seuils à atteindre pour entreprendre tout changement.

    Or, un de ces seuils impose qu’il fallait parvenir à 60% du vote populaire pour aller de l’avant. La volonté populaire se voit donc bloquée par des modalités techniques.

    Des référendums sur le même sujet ont lieu à l'Île-du-Prince-Édouard et en Ontario. Les électeurs décident dans ces deux provinces de ne rien changer.

    Prise deux

    Voilà le choix que devront faire les électeurs le 12 mai. Garder le système électoral en vigueur ou changer complètement la manière dont on élit les députés en Colombie-Britannique.

    Extrait de l'émission Le national/hebdo

    Le 12 mai 2009, les Britanno-Colombiens se voient consultés une deuxième fois pour un éventuel changement de mode de scrutin.

    Cette fois-ci le gouvernement du premier ministre Gordon Campbell, à la recommandation d’une assemblée des citoyens, met de l’avant comme solution de remplacement le VUT, le vote unique transférable.

    Le national/hebdo, 9 mai 2009

    Cette proposition, comme le rappelle un reportage présenté à l’émission Le national/hebdo du 9 mai 2009 qu’anime Martin Robert, soulève de l'opposition. C’est une formule trop compliquée. De plus, ce mode de scrutin n’est en vigueur que dans une poignée de pays.

    Le résultat de la consultation est sans équivoque. 61,2 % des électeurs rejettent l’option proposée par le gouvernement Campbell.

    Le résultat du référendum de 2018 est incertain. On pourrait se diriger vers une troisième prise pour reprendre le vocabulaire du baseball.

    Selon un sondage de la firme Mainstreet publié au début novembre 2018, 50,5 % des électeurs de Colombie-Britannique souhaiteraient conserver l’actuel mode de scrutin.

    49,5% préféreraient un système comprenant un élément de proportionnalité.

    Encore plus de nos archives

    Archives

    Politique