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Le ministre japonais de la Cybersécurité n’a jamais utilisé d’ordinateur

Une photo de Yoshitaka Sakurada pendant une conférence de presse. Il porte un veston noir aux fines rayures verticales, une chemise blanche et une cravate rouge. Un drapeau du Japon est visible derrière lui.
Yoshitaka Sakurada, le ministre japonais de la Cybersécurité et des Jeux olympiques Photo: Reuters / Issei Kato
Reuters

Yoshitaka Sakurada, le nouveau ministre japonais responsable de la Cybersécurité et des Jeux olympiques, a dit au parlement qu'il n'a jamais utilisé d'ordinateur. Il est pourtant responsable de coordonner les mesures de cybersécurité en vue des Olympiques de Tokyo de 2020.

M. Sakurada, 68 ans, s’est vu confier ses nouvelles responsabilités le mois dernier par le premier ministre Shinzo Abe, après n’avoir jamais été ministre en 22 ans comme parlementaire.

Le nouveau ministre a admis sa faiblesse en informatique mercredi lors d’un comité parlementaire lorsqu’un législateur de l’opposition lui a demandé s’il était à l’aise avec les ordinateurs.

« Je suis indépendant depuis que j’ai 25 ans et j’ai toujours donné l’instruction à mes employés et mes secrétaires de s’occuper de ce genre de choses, a répondu M. Sakurada. Je n’ai jamais utilisé un ordinateur! »

Yoshitaka Sakurada estime que « s’occuper fermement de la cybersécurité du point de vue d’un citoyen » fait partie de son travail.

Quand son adversaire lui a demandé comment quelqu’un n’ayant pas de compétences en informatique pouvait être responsable de la cybersécurité, M. Sakurada a répondu que les politiques étaient établies par un grand nombre de personnes à son ministère et au gouvernement. Il s’est dit confiant de ne pas rencontrer de problème.

Ce n’est pas la première fois que Yoshitaka Sakurada s’attire des critiques pour ses déclarations. Dans un autre comité parlementaire, le ministre s’était trompé en affirmant que les Olympiques coûteraient 1500 yens (17,45 $) au Japon, au lieu de 150 milliards de yens (1,75 milliard de dollars).

Il a également plus d’une fois fait peser le poids de ses erreurs sur l’opposition en l’accusant de ne pas avoir soumis ses questions à l’avance, alors que c’est faux. Il lui est aussi souvent arrivé de répondre « Je ne sais pas » à des questions posées par des journalistes au sujet des Jeux olympiques.

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