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Hausse « fulgurante » des cas d’insomnie chez les adolescents

Une adolescente s'est endormie devant son ordinateur.
Une adolescente s'est endormie devant son ordinateur. Photo: iStock
Radio-Canada

Une étude réalisée par un chercheur du Centre hospitalier pour enfants de l'est de l'Ontario (CHEO) confirme une hausse assez alarmante du nombre de cas d'insomnie chez les adolescents.

L'étude du chercheur Jean-Philippe Chaput, publié jeudi, fait état d’une augmentation « fulgurante » de 3 % de ces cas au cours des cinq dernières années, passant de 12 % à 15 %. Il a expliqué que certains sous-groupes ont connu une hausse plus marquée d’insomnie, dont ceux qui ont un statut socio-économique plus faible [...] et il y en a un peu plus chez les filles.

Les adolescents qui souffrent d’insomnie peuvent notamment avoir de la difficulté à s'endormir et de la difficulté à rester endormis. Ces symptômes peuvent perdurer sur une période allant jusqu’à trois mois.

Le chercheur Jean-Philippe Chaput.Le chercheur Jean-Philippe Chaput. Photo : Gracieuseté de l'Institut de recherche du CHEO

Chez les adolescents en particulier, les boissons énergétiques peuvent être mises en cause, mais aussi la cohabitation constante avec les gadgets électroniques qui stimulent notre cerveau, notamment les téléphones et les écrans de tablettes qui accompagnent de plus en plus de gens dans leur lit.

Signalons que le manque de sommeil chronique a des impacts notables sur la santé physique et mentale, mais aussi sur la productivité. D’ailleurs, l'insomnie a un impact significatif sur le gain de poids. Les adultes qui dorment moins de 7h par nuit sont plus à risque de prendre du poids. Les petits dormeurs mangent plus et grignotent plus dans leur journée, et généralement sont moins enclins à bouger parce que plus fatigués, a précisé M. Chaput.

Mélatonine

Santé Canada fait certaines recommandations en ce qui a trait à l’utilisation de la mélatonine pour induire le sommeil. D'abord, l’agence recommande aux parents de consulter un professionnel de la santé avant de donner de la mélatonine à leurs adolescents.

Par ailleurs, la mélatonine ne doit pas être utilisée pendant plus de quatre semaines consécutives sans consulter un professionnel de la santé, selon Santé Canada.

Cela dit, il est recommandé que les adolescents dorment entre 8 h et 10 h chaque nuit.

Les ados ne sont pas les seuls

Les adultes sont eux aussi de plus en plus victimes d’insomnie. Ceux-ci ont subi une hausse fulgurante de 42 % de cas d’insomnie entre 2007 et 2015, et près du quart de la population adulte en souffre.

Selon le chercheur, il s’agit d’une tendance préoccupante causée par à peu près les mêmes facteurs que chez les adolescents, à laquelle s'ajoute aussi un certain discours productiviste. « Faire une sieste, c’est perçu comme quelqu’un qui est paresseux, pourtant c’est un comportement santé », a conclu Jean-Philippe Chaput.

Avec les informations de Rachel Gaulin

Ottawa-Gatineau

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