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Les coûts d'entretien de la patinoire Bleu Blanc Bouge augmentent

Les coûts d'entretien de la patinoire Bleu Blanc Bouge augmentent
Radio-Canada

Les coûts d'entretien de la patinoire réfrigérée Bleu Blanc Bouge du parc Élie-Dufresne de Sherbrooke ont augmenté par rapport à l'an dernier.

Selon des données obtenues par Radio-Canada Estrie, il en a coûté 130 610 $ pour entretenir cette patinoire lors de la saison 2017-2018. C'est un peu plus de 5000 $ supplémentaire par rapport à 2016-2017, mais également 85 000 $ de plus que l'évaluation qu'avait faite la Ville en 2015.

[L’entretien de la patinoire] nous coûte environ 130 000 $, 135 000 $ par année. Ça inclut l’entretien, l’équipement, la zamboni, le personnel sur place, a expliqué la directrice du service de l’entretien et de la voirie à la Ville de Sherbrooke, Guylaine Boutin.

Chaque année, la Ville alloue 675 000 $ à l'entretien de ses 74 surfaces naturelles. Comme les saisons sont de plus en plus courtes, ce budget n'est jamais dépensé totalement. Une partie de cet argent sert à renflouer les dépense de la patinoire réfrigérée Bleu Blanc Bouge, qui, elles, augmentent.

À l'époque, la Ville avait prétendu avoir sous-estimé le nombre d'heures de surveillance nécessaires pour justifier le grand écart en coût entre l'estimation et la réalité.

Cette patinoire a été offerte par la Fondation des Canadiens pour l'enfance à la Ville de Sherbrooke en 2015. L'investissement total s'élève à 1,5 million de dollars.

Le programme de patinoires communautaires de la Fondation des Canadiens pour l'enfance vise à stimuler la pratique de l'activité physique dans les milieux moins nantis. La patinoire devrait ouvrir à la fin du mois.

Deux patinoires fermées

La patinoire du mont Bellevue ainsi que celle située au parc Lucien-Blanchard sont désormais fermées. La Ville invoque la baisse d’achalandage pour justifier sa décision.

Ça fait deux ans qu’on prend l’achalandage de l’ensemble des patinoires extérieures. Dans les meilleures, on compte jusqu’à 5000 personnes pendant la saison, mais les pires sont autour de 150 personnes. On est venu questionner le besoin versus l’emplacement, a indiqué Guylaine Boutin.

Une décision logique, selon le conseiller municipal de l'arrondissement, Paul Gingues. Pour le parc Blanchard, c'était difficile de l'entretenir avec les changements climatiques et pour celle du mont Bellevue, il y avait déjà trois surfaces à moins de 500 mètres, soit au parc Sangster, donc on a jugé bon agir ainsi et économiser de l'argent, a-t-il soutenu.

À l'heure des changements climatiques, les surfaces naturelles pourraient-elles disparaître? C'est ce que croit le maire de Terrebonne, qui a mené une consultation publique sur cette question hier soir.

Sur une période d’environ cinq ans, on réalise que le nombre de jours d’ouverture des patinoires extérieures en période hivernale est passé d’environ 60 jours par hiver à 40 jours, a révélé Marc-André Plante.

Les élus de Sherbrooke avouent aussi avoir amorcé une réflexion, mais à court et moyen terme, pas question de fermer toutes les patinoires extérieures.

Autant que l’été on a des terrains de soccer et de tennis que l’hiver, la patinoire, c’est un lieu de rassemblement pour les familles. Ça fait partie de notre ADN au Québec et à Sherbrooke, donc c’est certain qu’on veut que ça demeure, a dit le conseiller municipal et conseiller du comité sport et plein air à la Ville de Sherbrooke, Vincent Boutin.

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