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Des employés des postes débraient au lendemain du dépôt d'une nouvelle offre

Conflit à Postes Canada : une offre est déposée
Radio-Canada

Les travailleurs des postes débraient de nouveau dans tout le Canada, jeudi, notamment à Montréal, malgré l'offre déposée la veille, qualifiée de « substantielle » par l'employeur.

Cette nouvelle proposition de Postes Canada ne « s’attaque pas au cœur du problème », estime Lise-Lyne Gélineau, représentante syndicale locale du Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes (STTP).

« Pour tout ce qui est de la charge de travail, ce qui est santé et sécurité, Postes Canada avance de l’argent, a-t-elle dit. Ils parlent de 10 millions d’investissements pour essayer de corriger, mais ça ne corrige pas la situation en ce moment. »

Il y a des choses qui sont faisables, qu’on pourrait faire rapidement, qui aideraient nos travailleurs et nos travailleuses.

Lise-Lyne Gélineau, représentante locale du STTP

Mercredi soir, le camp patronal a proposé des augmentations de salaire de 2 % par année, des avantages sociaux bonifiés jusqu’à 25 % et des primes à la signature pouvant atteindre 1000 $.

Cette offre arrivera à échéance samedi à 23 h 59.

Plusieurs grévistes sont rassemblés autour d'un poubelle en métal dans lequel brûle un petit feu. Des membres du syndicat se réchauffent autour d'un feu de fortune Photo : Radio-Canada / Charles Contant

« L’enjeu, ce n’est pas que l’argent », a répliqué Mme Gélineau.

« Le volume de tri a beaucoup augmenté », a résumé Louis Ste-Marie, un employé, pendant le débrayage.

Les routes sont très longues, les gars font du temps supplémentaire. Ils sont brûlés, sont fatigués, il y a beaucoup d’accidents de travail.

Louis Ste-Marie

Des grèves ont aussi lieu dans plusieurs villes ontariennes, dont Sarnia et Scarborough, ainsi qu’à Fundy, au Nouveau-Brunswick, à Winnipeg et à Saint-Jean de Terre-Neuve.

À temps pour les Fêtes

Interpellée jeudi sur le conflit aux Postes, la ministre du Travail, Patricia Hajdu, s'est dite confiante. « Nous avons toujours dit que nous utiliserions tous les outils nécessaires pour faire avancer les parties, mais à l'heure actuelle, les parties négocient et c'est bon signe. »

Selon Aurélie Walsh, porte-parole de Postes Canada, il est nécessaire que le conflit se règle rapidement, puisqu’à partir du vendredi noir, le 23 novembre, le rythme de livraison augmente et demeure élevé jusqu’à Noël.

Mercredi, l’encanteur en ligne eBay a mis de la pression sur Ottawa et a demandé au gouvernement de mettre fin au conflit. « eBay, comme nos clients, est très inquiet », a déclaré Mme Walsh.

L’approche de la période la plus occupée de l’année est justement une façon pour le syndicat de mettre de l’avant ses revendications.

« On n’a pas le choix de recourir à la grève. Notre but, c’est de nuire à Postes Canada, mais pas aux clients, c’est pour ça qu’on fait une grève rotative », a indiqué un employé qui débrayait à Montréal.

De son côté, la porte-parole de l’employeur soutient que les augmentations salariales et le fonds de 10 millions de dollars « pour des initiatives conjointes » sur la santé et la sécurité devraient satisfaire le syndicat, mais que la fenêtre pour ratifier cette entente est limitée.

« L’offre est seulement financièrement possible si on peut traiter le courrier qui s’accumule chaque jour à cause des grèves tournantes », a assuré la porte-parole de l’employeur.

Relations de travail

Économie