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« J’ai beaucoup d’ennemis dans le parti, et c’est en raison de mes prises de position. » –Patrick Brown

Patrick Brown
L'ancien chef du Parti progressiste-conservateur de l'Ontario, Patrick Brown Photo: Radio-Canada / Evan Mitsui

L’ancien chef déchu du Parti progressiste-conservateur de l’Ontario, Patrick Brown, explique dans son livre que ce sont, selon lui, les libéraux qui cherchaient des scandales à son sujet, mais que c’est son propre parti qui l’a poussé vers la porte.

Un texte de Claudine Brulé

Il raconte dans Takedown : The Attempted Political Assassination of Patrick Brown avoir eu vent du fait que des membres du Parti libéral questionnaient des gens de son entourage afin de rendre publique une histoire accablante tout juste avant les élections de juin dernier.

Il demande si les femmes qui ont fait les allégations contre lui ont été payées ou encouragées d'une quelconque façon.

Et il dénonce les gens près de lui, surtout son ancien chef de cabinet, Alykhan Velshi, un ancien stratège du gouvernement de Stephen Harper.

Un an avant les élections, j’ai embauché Alykhan Velshi comme mercenaire pour organiser mon bureau. C’est peut-être ma plus grande erreur. Je trouve qu’il est retourné à ses racines et ses racines sont la droite radicale.

Patrick Brown

Ce sont des gens beaucoup plus à droite que lui, opposés à sa proposition d’imposer une taxe sur le carbone et de maintenir le programme d’éducation sexuelle qui ont mené à son départ, selon M. Brown, qui a été élu à la mairie de Brampton, en banlieue de Toronto, en octobre dernier.

Il croit que M. Velshi et d’autres membres de son cercle rapproché dans le bureau du chef de l’opposition à l’époque l’ont « jeté dans la gueule du loup » le soir du 24 janvier dernier.

Patrick Brown soutient qu’il ne voulait pas tenir de conférence de presse, mais qu’il a été encouragé à le faire. Il voulait y aller accompagné. Encore là, ses proches collaborateurs ont déterminé que c’était mieux s’il y allait seul, dit-il.

Lors d’une conférence téléphonique des membres de son caucus, il dit que la majorité des députés voulaient qu'il parte, afin de ne pas nuire à leur propre élection quelques mois plus tard.

Patrick Brown en entrevue avec Claudine Brulé.Partrick Brown a discuté de son livre avec la correspondante de Radio-Canada à Queen's Park, Claudine Brulé. Photo : Radio-Canada / Evan Mitsui

Dans son livre, Patrick Brown écrit que c’est sa directrice des communications Rebecca Thompson qui a rédigé sa lettre de démission.

Il dit qu’il a vu la lettre quand elle a été rendue publique. Il sentait alors qu’il ne pouvait plus reculer.

Avec le recul, il croit qu’il aurait dû se battre afin de faire invalider cette lettre et, du même coup, sa démission du poste de chef et la course à la direction pour le remplacer.

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