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L’Institut Philippe-Pinel reverra sa copie à la demande de la ministre

La ministre de la Santé, Danielle McCann.
L’Institut Philippe-Pinel sursoit à l’application de cette partie du plan, peut-on lire dans un communiqué de l’établissement qui se conforme à la demande de la ministre de la Santé, Danielle McCann. Photo: La Presse canadienne / Graham Hughes
Radio-Canada

L'Institut Philippe-Pinel a confirmé mercredi qu'il renonçait à abolir 37 postes de sociothérapeutes, conformément à la demande de la nouvelle ministre de la Santé du Québec, Danielle McCann.

Dans un communiqué rendu public mercredi après-midi, la direction de l'établissement montréalais indique avoir « entendu la demande de la ministre et s’affaire présentement à revoir son plan de transformation qui menait à l’abolition de 37 équivalents temps complet sociothérapeutes. L’Institut sursoit à l’application de cette partie du plan », peut-on lire.

La révision de ce plan se fera en étroite collaboration avec les comités concernés et les syndicats.

Communiqué de l'Institut Philippe-Pinel

La ministre de la Santé s’en est félicitée à son arrivée à la réunion du Conseil des ministres, à Québec. « Il s'agit de 37 intervenants, et on veut que ces intervenants-là soient replacés ou bien à Pinel ou dans le réseau, alors on a demandé à la direction générale de revoir son plan, ce qui va être fait », a-t-elle déclaré.

Le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), le Parti québécois (PQ) et Québec solidaire (QS) ont dénoncé en chœur la décision de l'établissement d'abolir ces postes. La ministre McCann est alors intervenue pour exiger de l’Institut Philippe-Pinel, qui fournit des soins en santé mentale aux personnes agressives et violentes, de surseoir à cette décision.

Dans son plan de réorganisation rendu public jeudi dernier, la direction de l'Institut expliquait que le nombre de sociothérapeutes serait passé de trois à deux par unité, la semaine. Les week-ends, il n'y aurait eu qu'un sociothérapeute par unité au lieu de deux.

Cette réorganisation s’inscrivait dans le cadre d’une « consolidation », et ces changements devaient entrer en vigueur en avril 2019.

Si le syndicat a salué l'intervention de la ministre McCann pour exiger le maintien des postes de sociothérapeutes, l’opposition officielle voit d’un mauvais œil l'intervention directe de la ministre dans ce dossier.

Le porte-parole du Parti libéral du Québec en santé, André Fortin, a accusé la ministre de faire preuve « d'incohérence ». « Sur quoi se base-t-elle pour demander un nouveau plan à la direction? », s’est-il interrogé.

Avec les informations de La Presse canadienne

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