•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La Ville de Gatineau se félicite pour ses progrès en matière d'infrastructures

Un travailleur de la construction se tient aux abords d'un boulevard barré.
Les travaux de réfection du boulevard Saint-Joseph devraient coûter 78 millions de dollars. Photo: Radio-Canada / Nathalie Tremblay
Radio-Canada

Au troisième jour d'étude sur le budget à Gatineau, les élus ont pu évaluer leur performance quant à leur capacité de livrer des projets municipaux d'infrastructures à temps. Si l'on se fie à la grille d'évaluation utilisée par les fonctionnaires, le conseil obtient une note de passage « satisfaisante ».

Un texte d’Angie Bonenfant

En 2018, le conseil municipal a prévu poursuivre les travaux de 37 chantiers amorcés l’année précédente. Il était également dans les plans de lancer 123 nouveaux chantiers de construction et d'inscrire 115 projets à l’étape des plans et devis.

Mercredi, les élus ont appris qu’ils avaient atteint une majorité de leurs objectifs. Tous les travaux amorcés en 2017 ont été exécutés en 2018. Près de 100 nouveaux travaux sont déjà terminés. Et, 81 projets sont inscrits aux plans et devis et sont désormais en mode « planification ».

À la sortie de la présentation, le porte-parole du comité exécutif, Cédric Tessier, était visiblement satisfait. On le voit bien dans le compte rendu, on a traité 83 % des projets qui étaient prévus en 2018, a-t-il déclaré, jugeant la note acceptable.

Des « embauches massives » dans les départements clés de l’administration ont probablement permis à la Ville de faire bonne figure, selon lui. Le conseiller a toutefois admis que la Ville peut faire encore mieux.

Si on regarde le portrait d’ensemble, dans les plans et devis où on a réalisé 70 % de notre objectif, nous avons encore du travail à faire pour en faire plus, a-t-il dit. Les résultats d’un audit [commandé par la Ville] qui vont arriver l’année prochaine nous diront où l’on dépense le plus, s’il faut engager des ressources additionnelles et où il faut s’améliorer.

Un jeune homme qui répond aux questions.Le conseiller et porte-parole du comité exécutif, Cédric Tessier, a défendu une décision controversée entourant le financement du Plan d'action sur la gestion des eaux pluviales. Photo : Radio-Canada

Nouvelle méthode d'évaluation

L’an passé à pareille date, le discours tenu par les élus était différent. La Ville livrait à peine 50 % des travaux inscrits dans son carnet de commandes. Cette piètre performance a fait les choux gras de certains conseillers, à un point tel que cela est devenu un enjeu électoral.

Or, il semble que la méthode utilisée pour évaluer la performance du conseil faussait quelque peu les données. Cette année, un réajustement a permis d’avoir un portrait plus juste de la réalité.

Afin de bien illustrer la nouvelle manière d’évaluer le travail du conseil, le président Daniel Champagne a présenté cette analogie : Si dans le cadre de la construction de ma maison, je me suis fixé l’objectif de couler la fondation et monter la charpente, on peut dire que mon objectif a été atteint, même si ma maison n’est pas construite à 100 %.

L’an passé, a-t-il laissé entendre, on visait seulement l’objectif ultime, c’est-à-dire la construction complète de la maison.

Cinquante pour cent, ça ne représentait pas la réalité. La réalité, c’était qu’on en livrait plus que ça, a renchéri M. Tessier. La façon dont on présentait cette information-là donnait l’impression qu’on était à 50 %, alors qu’on savait qu’on était plus haut que ça.

Ottawa-Gatineau

Politique municipale