•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Ouverture d'une 5e clinique rapide pour le traitement des dépendances au Manitoba

Une porte ouverte laisse entrevoir une salle d'examen typique.

La clinique d'accès rapide aux traitements des dépendances à Selkirk sera ouverte pour l'instant les mardis, entre 12 h 30 et 15 h 30.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La province du Manitoba a inauguré mercredi sa cinquième et dernière clinique d'accès rapide aux traitements des dépendances, à Selkirk, au nord de Winnipeg.

La première clinique de ce type a ouvert ses portes le 31 août à Winnipeg, à proximité du Centre des sciences de la santé, suivie par d’autres établissements à Brandon et à Thompson.

Depuis, plus de 340 Manitobains ont obtenu de l’aide dans ces nouvelles cliniques, indique le ministre provincial de la santé, Cameron Friesen.

« En un peu plus de deux mois, les cliniques d'accès rapide ont permis d’aider les Manitobains à recevoir un traitement pour des problèmes de dépendance aux opioïdes, à la méthamphétamine et à l'alcool, par exemple », déclare-t-il.

Un homme, avec des lunettes, debout devant un présentoir et un micro. En arrière, un panneau bleu du gouvernement du Manitoba qui dit « Right Care, Right Time ».

Le ministre de la Santé du Manitoba, Cameron Friesen, était présent à l'inauguration de cette 5e clinique d'accès rapide aux traitements des dépendances.

Photo : Radio-Canada / Daniel Gagné

« Là où il fallait des semaines, voire des mois, aux gens pour obtenir l'aide qu'ils cherchaient, ces cliniques accélèrent le processus en les aidant à naviguer plus facilement dans le système de santé et entre les spécialistes en toxicomanie, les fournisseurs de soins de première ligne, et les intervenants communautaires », poursuit le ministre.

Jeff Elder, qui était dépendant aux opioïdes, affirme qu’un tel service est très important pour les habitants de Selkirk, puisqu’il permet d’éviter des listes d’attente qui l’ont empêché, par le passé, d’accéder aux soins dont il avait besoin. « En tant qu’ancien toxicomane [...], pour en arriver là où je suis, j’ai en fait dû déménager à Winnipeg et vivre dans la rue pendant un moment, car je ne pouvais pas participer à un programme de traitement ici. »

Un jeune homme aux cheveux longs, plan serré, dehors.

Jeff Elder, ancien toxicomane, dit qu'il a dû partir à Winnipeg pour s'en sortir parce qu'il n'y avait pas de services à Selkirk et on le mettait sur de longues listes d'attente.

Photo : Radio-Canada

« Il n’y avait rien, la seule chance, c’était d’être mis sur une liste d’attente », souligne l'homme de 24 ans.

Ces cliniques sans rendez-vous fournissent des services d’évaluation, de suivi psychologique, de prescription de médicaments et d’aiguillage. Elles ont toutefois des horaires restreints : la clinique de Selkirk, par exemple, sera ouverte pour l’instant les mardis de 12 h 30 à 15 h 30. Les plages horaires et jours de la semaine varient selon les cinq cliniques.

La province a dépensé un peu plus de 1,2 million de dollars pour leur création.

Manitoba

Dépendances