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Un prisonnier homosexuel se voit refuser le droit de visiter son conjoint sans accompagnateur

Toits du pénitencier fédéral de Prince Albert, où l'on remarque de nombreuses grilles et barbelés, ainsi qu'un mirador .

Jean Richer est en couple depuis plusieurs années avec Leslie Sinobert, qui a été transféré dans un autre établissement.

Photo : La Presse canadienne / Thomas Porter

La Presse canadienne

La Commission des libérations conditionnelles du Canada a refusé d'accorder à un prisonnier homosexuel condamné pour meurtre le droit de rendre visite à son conjoint sans être sous surveillance. Les deux détenus sont dans des pénitenciers différents, en Saskatchewan.

Âgé de 51 ans, Jean Richer est condamné à perpétuité pour le meurtre au premier degré et l’agression d’une femme en 1990. Il purge sa peine dans des prisons fédérales en Saskatchewan.

La Commission des libérations conditionnelles du Canada pense que sa présence non supervisée dans l'établissement de sécurité minimale où est détenu son conjoint créerait un risque injustifié.

La Commission a aussi estimé que Jean Richer n’assume pas la responsabilité pour les faits qui lui sont reprochés.

Vous affirmez que vous n'êtes pas la même personne que celle qui a été condamnée pour le crime "allégué".

Rapport de la Commission des libérations conditionnelles

« Ce qui est encore plus préoccupant, c’est que vous élaborez toujours une stratégie réaliste afin de diminuer le risque que vous représentez », poursuit le rapport.

Jean Richer a déjà perdu la bataille juridique contre le transfert de son conjoint Leslie Sinobert dans une autre unité de logement, avec qui il était en couple depuis longtemps. Il avait allégué que le choix de les séparer était basé de l’homophobie et de la discrimination.

En 2013, une juge de la Cour du Banc de la Reine avait rejeté une demande de Jean Richer et d'un autre prisonnier avec qui il avait une relation. Tous les deux souhaitaient être détenus au même endroit.

En 2014, la cour d’appel provinciale a unanimement maintenu que les droits de Jean Richer et de Leslie Sinobert n’avaient pas été bafoués quand ils ont été transférés dans des établissements différents.

Saskatchewan

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