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Un organisme d'alphabétisation évincé par la Commission scolaire de la Capitale

Une classe de francisation de l'organisme Lis-moi tout Limoilou
Une classe de francisation de l'organisme Lis-moi tout Limoilou Photo: Radio-Canada/Jean-François Nadeau

Un organisme d'alphabétisation de Québec, Lis-moi tout Limoilou, déplore avoir été évincé d'un de ses locaux par la Commission scolaire de la Capitale. Un geste qui complique la francisation d'une dizaine de nouveaux arrivants.

Un texte de Jean-François Nadeau

Lis-moi tout Limoilou occupait jusqu'à tout récemment trois locaux du Centre Saint-Albert, un immeuble de la 4e avenue qui appartient à la Commission scolaire de la Capitale. En octobre, la Commission scolaire a demandé à l'organisme de vider la classe d'alphabétisation, pour permettre la réfection du plancher.

Une fois les travaux terminés, Lis-moi tout s'attendait à pouvoir réintégrer la classe. Or, lundi matin, la coordonnatrice, Nicole Landry, a eu une mauvaise surprise en constatant que la serrure avait été changée et qu'elle ne pouvait plus avoir accès au local.

Le matériel de la classe d'alphabétisation est empilé dans la cuisine Le matériel de la classe d'alphabétisation est empilé dans la cuisine Photo : Radio-Canada/Jean-François Nadeau

La Commission scolaire souhaitait récupérer le local pour y installer un programme de robotique.

J'ai été vraiment frustrée et surprise. Ça ne se peut pas un tel geste. On ne nous a pas du tout prévenus que ça se passerait comme ça, affirme-t-elle.

C'est vraiment aberrant, catastrophique pour nous, inconcevable. On n'y comprend rien, à vrai dire. Ça nous dépasse.

Louise Crête, présidente de Lis-moi tout Limoilou

Le bail signé avec la Commission scolaire se termine le 1er juillet 2019. Selon la direction de l'organisme d'alphabétisation, la Commission scolaire ne peut pas reprendre un des locaux avant la fin du bail.

Une dizaine d'étudiants, pour la plupart des nouveaux arrivants, voient leur apprentissage ralenti. On leur a aménagé une classe de fortune dans le local d'arts. Comme ils n'ont plus accès aux équipements informatiques, ils utilisent le le salon du personnel pour écrire le journal étudiant, une partie intégrante de leur francisation.

On a du matériel qui est encore dans des boîtes, raconte l'enseignante Louise Chabot.

Pour le journal, qui est un volet important de la formation en écriture, on a maintenant deux postes de travail pour les quatre formatrices. Les étudiants sont deux à trois par poste informatique, dans la salle du personnel.

Louise Chabot., enseignante

Louise Crête et Nicole Landry ont appelé plusieurs fois à la Commission scolaire pour tenter de comprendre pourquoi leur organisme était évincé de la sorte. Elles ont aussi demandé des explications par écrit.

Il n'y a aucune transparence. On nous a tenus à l'écart. Travaillent-ils en silos à la commission scolaire? Les ressources matérielles d'un côté, la direction générale de l'autre? s'indigne Louise Crête.

Lis-moi tout Limoilou demande que le bail soit respecté et de pouvoir réintégrer la classe.

La Commission scolaire n'a pas commenté l'affaire.

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