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Trousse de naloxone : le chef de police de Windsor campe sur ses positions

Une dose injectable de naloxone, qui sert d'antidote aux opioïdes

Le naloxone sert d'antidote aux opioïdes

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Al Frederick a indiqué en conférence de presse mardi qu'il n'envisageait toujours pas d'équiper les policiers municipaux de trousses de naloxone, dans la foulée de l'annonce du gouvernement provincial que les agents pourraient administrer cet antidote à une surdose d'opioïdes sans systèmatiquement avertir l'Unité des enquêtes spéciales (UES) de la province.

Pourtant le syndicat des policiers de Windsor a applaudi cette décision du gouvernement.

Selon le président du syndicat, cela a fait un an que le syndicat fait pression sur la police municipale pour permettre aux policiers de transporter de la naloxone, en raison de la nouvelle réalité dans les rues.

Ce n'était pas comme ça il y a des années. Il faut juste que les agents sachent qu'ils pourraient se retrouver dans une situation où il y a une substance potentiellement mortelle et qu'ils doivent prendre des précautions importantes, explique Jason Dejong.

Un homme chauve en uniforme de police regarde la caméra. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le chef de la police de Windsor, Al Frederik, lors de son passage à l'émission du matin Windsor Morning.

Photo : Radio-Canada / CBC News

De son côté, le chef de la police de Windsor, Al Frederick, dit qu'il ne veut pas que ses agents s'occupent de naloxone, estimant que cette tâche devrait être laissée aux professionnels de la santé et aux ambulanciers paramédicaux.

Ce sont les meilleurs pour répondre à une crise sanitaire, pas un agent de police, précise-t-il.

Mardi, la ministre de la Sécurité communautaire et des Services correctionnels, Sylvia Jones, a indiqué que le gouvernement allait déposer un projet de loi qui abrogerait l'obligation d'aviser automatiquement l'UES dans ces circonstances, tant qu'il n'y a pas eu d'autre interaction susceptible d'avoir causé le décès ou les blessures graves.

Pour l'instant, les policiers doivent aviser l'UES, et subir l'enquête de cette unité, chaque fois qu'un civil perd la vie après l'administration de la naloxone.

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