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Faute de pétrole, BP Canada abandonne ses forages au large de la Nouvelle-Écosse

Plateforme de forage West Aquarius survolée par un hélicoptère.

La plateforme mobile de forage West Aquarius lorsqu'elle se trouvait près de Bay Bulls, à Terre-Neuve-et-Labrador

Photo : Radio-Canada / Photo fournie par Gus Byrne

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La pétrolière BP n'a pas trouvé le pétrole qu'elle recherchait et abandonne son puits exploratoire au large d'Halifax.

L’entreprise pétrolière américaine Hess a annoncé mardi par communiqué qu’elle radiait son investissement dans le projet de forage exploratoire dans le bassin Scotian, et que BP Canada abandonnait son puits Aspy D-11/D-11A.

Le puits a atteint une profondeur de 7400 mètres, sans que BP Canada y trouve de quantités viables d’hydrocarbures.

Projet critiqué dès le départ

Le projet de forage de BP au large d’Halifax avait fait l’objet de vives critiques de la part de nombreux intervenants, dont des pêcheurs, les Premières Nations et des groupes environnementaux, qui craignaient entre autres les risques d’éruptions incontrôlées de pétrole. BP est la pétrolière responsable du désastre écologique de Deepwater Horizon dans le golfe du Mexique en 2010.

Les critiques ont redoublé d’ardeur en juin après le déversement de 136 000 litres de boue toxique de la plateforme mobile de forage West Aquarius au large d’Halifax.

BP avait repris ses travaux environ un mois après l’incident.

Plus aucun forage en ce moment en Nouvelle-Écosse

BP Canada va maintenant sceller le puits exploratoire Aspy, indique Sadie Toulany, une porte-parole de l’Office Canada-Nouvelle-Écosse des hydrocarbures extracôtiers (OCNEHE).

L’Office confirme qu’il n’y a plus de forages exploratoires en cours au large de la Nouvelle-Écosse en ce moment.

Sadie Toulany précise que BP détient toujours des permis pour explorer d’autres zones et que ceux-ci ne viennent à échéance que le 14 janvier 2022. Cependant, la compagnie doit demander la permission pour aller de l’avant avec des forages à ces endroits, et aucune requête n’est en cours d’examen, dit Mme Toulany.

Aucune demande n’a été soumise à l’Office par d’autres compagnies, ajoute la porte-parole de l’Office.

Selon le ministère de l’Énergie et des Mines de la Nouvelle-Écosse, BP et Shell Canada s’étaient engagés à hauteur de 2,05 milliards de dollars dans l’exploration des hydrocarbures extracôtiers au large de la province.

Les partisans de l’exploitation des ressources naturelles avaient espoir en une relance de l’exploitation des ressources naturelles, alors que se termine le projet d'extraction de gaz naturel Sable.

En janvier 2017, la pétrolière Shell avait décidé d'abandonner deux puits exploratoires au large de la Nouvelle-Écosse parce qu’ils ne recelaient pas, à son avis, des réserves de pétroles viables.

Avec les informations de La Presse canadienne et CBC

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