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  • Archives
  • À la rencontre d’un pseudonyme

    Couverture du livre «Les insolences du Frère Untel.
    Un auteur peut recourir à un pseudonyme pour publier en toute discrétion. Photo: Radio-Canada

    Parmi les écrivains qui offrent des séances de dédicace ces jours-ci au Salon du livre de Montréal, lesquels se présentent sous leur vrai nom? Fantaisie pour certains, deuxième vie pour d'autres, découvrez dans nos archives certains auteurs qui ont dévoilé leur pseudonyme au grand jour.

    Saviez-vous que Pierre Bourgault avait trempé dans la littérature érotique?

    Voici un montage d’émissions dans lesquelles il révèle son aventure sous le pseudonyme de Chantal Bissonnette.

    J’ai trouvé ça amusant, mais en même temps très difficile de se mettre dans la peau d’une femme.

    Pierre Bourgault

    Dans les années 70, Pierre Bourgault rédigeait des articles pour le magazine Nous, dirigé par René Homier-Roy. Ce dernier lui avait un jour demandé de traduire l’essai « cochon » d’une auteure américaine. Pierre Bourgault a préféré écrire ses propres textes érotiques sous le pseudonyme de Chantal Bissonnette.

    Un secret évoqué plus ou moins formellement aux émissions Avis de recherche et Jamais sans mon livre.

    Les insolences du Frère Untel

    Ce soir, Mesdames et Messieurs, Premier plan consacre une émission de 45 minutes à l’auteur du livre actuellement le plus vendu au Canada.

    L'animateur Gaétan Barrette

    En 1960, le livre Les insolences du Frère Untel crée une commotion dans le Canada français. « Comment se fait-il qu’un inconnu puisse devenir en douze mois l’auteur dont on parle le plus dans les milieux les plus divers? » s'interroge l'animateur Gaétan Barrette.

    L’émission Premier Plan du 21 novembre 1960 lève le voile sur le Frère Untel, dont la première apparition remonte à une lettre ouverte dans le journal Le Devoir du 3 novembre 1959.

    L’animateur le concède : le mystère autour de son auteur, doublé de son style vif et malicieux, participe certainement au succès retentissant des Insolences du Frère Untel.

    Le journaliste Pierre Nadeau s’est pour sa part rendu dans la ville de résidence du Frère Untel. Nul n’est prophète en son pays, mais bon nombre d’Almatois savent qu’il enseigne la philosophie au Collège des Frères maristes.

    Interrogés à la sortie des classes, les étudiants du Frère Untel ne tarissent pas d’éloges pour leur professeur.

    Je trouve que le Frère Untel, c’est un homme très intelligent. En plus de ça, c’est un homme nuancé avec un esprit très clair. À l’école, ils nous posent des questions. C’est un gars qui est avec nous, qui se met sur le même pied que nous autres.

    Un étudiant du Collège des Frères maristes d’Alma

    Le frère mariste Pierre-Jérôme se révèle finalement à la caméra dans une entrevue en studio avec Judith Jasmin.

    « Comment ça se fait que vous êtes là ce soir? » lui demande la journaliste, évoquant les rumeurs autour de son identité et des conséquences de son ouvrage.

    « On ne peut pas le nier, j’ai été retiré de la circulation un peu. Il y avait là-dedans une mesure de prudence. […] Devenir comme ça, du jour au lendemain, une espèce de personnage, ça comporte un certain risque », explique-t-il avant de poursuivre son plaidoyer sur l’enseignement de la langue française.

    Jacques Laurent ou Cecil Saint-Laurent, auteur prisé et auteur populaire

    Qu’un écrivain publie sous un pseudonyme, cela est assez courant. Mais qu’il publie à la fois sous un pseudonyme et sous son propre nom, voilà qui est plus rare.

    L'animatrice Denise Bombardier

    À l’émission Noir sur blanc du 10 mars 1982, l’animatrice Denise Bombardier s’entretient avec l’écrivain français Jacques Laurent.

    Ce dernier publie des livres sous deux noms : Jacques Laurent et Cecil Saint-Laurent.

    Avant d’obtenir un prix Goncourt pour son roman Les Bétises, il confie que ce sont ses romans historiques parus sous son pseudonyme Cecil Saint-Laurent qui lui permettaient de vivre.

    Dans cet extrait, Jacques Laurent explique comment il partage son écriture entre ses deux noms, selon son inspiration. Il s’étonne de ne pas voir plus d’auteurs emprunter cette voie.

    Je crois que je me mutilerais si je renonçais aux deux aspects que la vie littéraire m’a donnés.

    Jacques Laurent

    Double vie, inspiration féconde, discrétion recherchée, toutes les raisons sont bonnes pour recourir à pseudonyme…

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