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La pénurie d’infirmières n’épargne pas les foyers de soins

Des personnes âgées dans un foyer de soins au Nouveau-Brunswick.

Des foyers de soins au Nouveau-Brunswick n'acceptent plus de nouveaux résidents parce qu'il leur manque des infirmières et d'autres employés.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le manque d'infirmières dans les hôpitaux du Nouveau-Brunswick, qui fait les manchettes depuis quelques jours, est aussi ressenti dans les foyers de soins du Nouveau-Brunswick.

Le Foyer Notre-Dame-de-Lourdes de Bathurst, par exemple, n’accepte plus de nouveaux patients à cause d’une pénurie de personnel.

La femme de Maurice LeBlanc, qui est atteinte d’Alzheimer, attend une place dans ce foyer depuis plus d’un an. L'aînée de 71 ans occupe un lit à l’hôpital de Bathurst en attendant qu'une place se libère.

M. LeBlanc ne s’attend pas à ce que cela se produise avant juin prochain, au moins. Il y a des lits de libres, qui pourraient prendre du monde, mais il n’y a pas assez d’employés.

Maurice LeBlanc en entrevue chez lui.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Maurice LeBlanc visite tous les jour, à l'hôpital de Bathurst, sa femme qui attend une place dans un foyer de soins.

Photo : CBC

Ironie du sort, sa conjointe a pris sa retraite il y a 22 ans comme employée du même foyer où son mari tente aujourd’hui de la faire entrer.

En attendant, il passe de longues heures auprès d’elle tous les jours, à l’hôpital, pour s’assurer de son bien-être. À son âge, il trouve la situation « un peu difficile ».

Selon la directrice générale du Foyer Notre-Dame-de-Lourdes, Renée Morrison, il n’est pas question d’accepter de nouveaux résidents avec le nombre d’employés existant. Il manque d’infirmières auxiliaires, mais aussi de préposées à son foyer.

On se doit de maintenir un nombre d’employés adéquat et sécuritaire, justement pour assurer la sécurité de nos résidents et assurer la sécurité de nos employés, explique-t-elle.

Une employée avec trois résidents.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Tous les employés de la résidence Monseigneur Melanson ont suivi une formation pour mieux répondre aux comportements difficiles de certains patients souffrant de démence.

Photo : Radio-Canada / Serge Bouchard

Une pénurie partout

La pénurie est généralisée, confirme Justin Wies, de l’Association des foyers de soins du Nouveau-Brunswick. L’Association a lancé il y a six mois un programme de recrutement et de rétention d’employés des foyers de soins. Ce programme cible principalement les infirmières, en ce moment, puisqu’il manque plus d’employés de cette catégorie que de toute autre.

L’Association recrute activement de futures diplômées au sein des universités, même à l’extérieur de la province. Elle cherche aussi à améliorer les conditions de travail des infirmières pour faciliter leur rétention.

L’organisme n’est pas en mesure de fournir de chiffres précis sur le nombre de postes vacants dans les foyers de soins. Des données devraient être disponibles à la fin du mois.

Le PM Higgs veut plus d'information

À Fredericton, le nouveau premier ministre Blaine Higgs se dit conscient du problème, qui ira d’ailleurs en s’aggravant. Il dit avoir été prévenu par l’Association des infirmières et des infirmiers du Nouveau-Brunswick qu’il manquera 5000 infirmières d’ici 5 ans.

Blaine Higgs en conférence de presse le 8 novembre 2018.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Blaine Higgs, premier ministre désigné du Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada / Michel Corriveau

Il dit avoir demandé plus de précisions à ce sujet, pour savoir notamment où les pénuries seront les plus aiguës et si les diplômées en sciences infirmières au Nouveau-Brunswick trouvent des emplois dans la province.

Avec les renseignements de Gabrielle Fahmy, Wildinette Paul et Anaïs Brasier

Nouveau-Brunswick

Société