•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Un livreur de pizza payé en deçà du salaire minimum obtient 28 000 $

Gros plan du visage d'un homme à côté de la photo de la façade de la pizzeria Domino's où il travaillait.

Juan Jose Lira Cervantes a travaillé pendant plus de quatre ans pour une pizzeria en deçà du salaire minimum.

Photo : CBC

Radio-Canada

Un ancien livreur et aide-cuisinier de la chaîne de pizzerias Domino's à Mississauga, en banlieue de Toronto, obtient une indemnité de 28 144,54 $ après avoir été payé en deçà du salaire minimum pendant plus de 4 ans.

Juan Jose Lira Cervantes avait porté plainte contre son employeur auprès du ministère du Travail, qui a statué que le franchisé avait violé la Loi sur les normes d'emploi.

L'employeur traitait M. Cervantes comme un travailleur autonome, ce qui ne lui donnait pas droit au salaire minimum, à des vacances ou aux heures supplémentaires, notamment.

Or, selon le Ministère, le père de six enfants était bel et bien un employé et aurait dû toucher le salaire et les avantages sociaux liés à ce statut.

M. Cervantes avait porté plainte contre Domino's après la hausse du salaire minimum en Ontario à 14 $ l’heure en janvier dernier. Le quinquagénaire se demandait pourquoi il ne gagnait que 8 $ l’heure, plus les pourboires.

Un peu plus d’un mois après sa plainte, son nom avait été supprimé de l’horaire de travail à la succursale où il travaillait.

Je me plains, puis je suis congédié. Ça n'avait pas de sens pour moi, parce que je travaillais pour eux depuis quatre ans.

Juan Jose Lira Cervantes, plaignant

M. Cervantes n'a obtenu une compensation que pour deux de ses quatre années de travail pour Domino's parce que la loi provinciale ne couvre les arriérés que pour les deux ans précédant une plainte.

Son patron lui avait offert de récupérer son poste et d'être reclassé comme employé de la chaîne après que CBC eut contacté Domino's le printemps dernier.

Toutefois, M. Cervantes avait choisi de maintenir sa plainte pour établir un précédent pour les autres livreurs, dit-il. Il y a beaucoup de livreurs un peu partout en Ontario et ailleurs au Canada qui ne sont pas payés adéquatement s'ils sont traités comme des travailleurs indépendants, souligne-t-il.

Un travailleur indépendant, c'est quoi?

Selon les normes du travail en Ontario, un travailleur indépendant n'a pas droit d'office, contrairement à un employé, au salaire minimum, à des congés payés ou aux heures supplémentaires. Il s'agit d'un travailleur qui utilise ses propres outils et qui décide de ses heures de travail et de ses clients.

Or, Juan Jose Lira Cervantes a fait valoir que même s'il utilisait son propre véhicule, il était contraint de suivre l'horaire qu'on lui donnait et de s'acquitter des tâches qu'on lui confiait, y compris laver la vaisselle, préparer des aliments et sortir des pizzas du four, en plus de les livrer.

Pour sa part, Domino's indique que son franchisé n'a pas l'intention de faire appel de la décision. Notre franchisé s'est présenté devant le ministère du Travail, a répondu aux questions et se pliera en totalité à la décision du ministère du Travail, précise le porte-parole de la chaîne, Jeff Kacmarek.

Avec les informations de CBC News

Relations de travail

Économie