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Le français s'invite à la rentrée parlementaire à l'Île-du-Prince-Édouard

Une affiche où s'est écrit english français avec une icône d'un homme devant un bureau.

Affichette de bureau qui indique un service dans les deux langues officielles.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La question du respect de la Loi sur les services en français l'Île-du-Prince-Édouard s'est invitée à la reprise des travaux à l'Assemblée législative, mardi.

Un texte de François Pierre Dufault

L'opposition a accusé le gouvernement libéral de manquer de respect à l'endroit des francophones de la province.

La semaine dernière, la ministre Paula Biggar s'est trouvée au centre d'une controverse après avoir répondu sèchement I don't speak French à un courriel qui lui a été envoyé en français par une résidente de la région Évangéline, lui demandant de soutenir un projet de remplacement de l'école de langue française de sa communauté.

De l'avis du député progressiste-conservateur Brad Trivers, ce geste de la ministre libérale des Transports, de l'Infrastructure et de l'Énergie constitue une violation de la Loi sur les services en français de la province. L'élu de la région de Rustico rappelle qu'en vertu de la loi, le gouvernement a l'obligation de répondre en français à toute correspondance qu'il reçoit dans cette langue.

C'est la moindre des choses qu'un député peut faire : écouter avec respect.

Brad Trivers, député progressiste-conservateur de l'Île-du-Prince-Édouard

Au cours de la fin de semaine, Paula Biggar s'est excusée sur sa page Facebook. J’aurais dû attendre d’avoir l’aide d’employés francophones avant de répondre. Je ne voulais d’aucune façon manquer de respect à la communauté francophone et acadienne, a-t-elle écrit.

L'élue de Tyne Valley a été la cible de plusieurs critiques dans les médias sociaux.

Questionné par l'opposition, le premier ministre Wade MacLauchlan a fait valoir que son gouvernement avait renforcé la loi de 2013 sur les services en français. Je suis fier des mesures que ce gouvernement a prises, a-t-il déclaré, faisant référence aux services publics qui ont été désignés en vertu de la loi depuis deux ans.

Le premier ministre et la ministre Biggar n'étaient pas disponibles pour des entrevues après la période de questions à l'Assemblée législative mardi.

Le ministre de l'Éducation, Jordan Brown, estime quant à lui que sa collègue a tout simplement commis une erreur de bonne foi. Il demande à la communauté acadienne et francophone de l'île de ne pas lui en tenir rigueur.

Taxe sur le carbone

Il a aussi été question de la lutte au changement climatique lors de la rentrée parlementaire à Charlottetown. Les députés du Parti vert ont reproché au gouvernement libéral de ne pas avoir imposé une taxe sur le carbone, même si Ottawa ne l'y a finalement pas obligé.

Le premier ministre Wade MacLauchlan a répondu que le gouvernement n'avait pas à punir les insulaires pour atteindre ses cibles de réduction d'émissions de gaz à effet de serre. Selon lui, les remontrances du Parti vert sont insultantes pour les quelque 4000 contribuables qui ont profité des incitatifs de la province pour apporter des rénovations écoénergétiques à leur domicile.

Allan Dale, premier candidat déclaré à la direction du Parti progressiste-conservateur de l'Île-du-Prince-Édouard.

Allan Dale, premier candidat déclaré à la direction du Parti progressiste-conservateur de l'Île-du-Prince-Édouard.

Photo : CBC / Steve Bruce

Par ailleurs, quelques heures avant le début de la session parlementaire, Allan Dale est devenu le premier candidat à se lancer officiellement dans la course à la direction du Parti progressiste-conservateur.

Cet ancien officier de la Marine royale canadienne, âgé de 52 ans, promet d'être à l'écoute des préoccupations et des idées de ses concitoyens. Le nouveau venu dans l'arène provinciale voit son engagement politique comme le prolongement de son service militaire.

Le chef progressiste-conservateur actuel, James Aylward, a annoncé sa démission en septembre. Son remplaçant doit être choisi le 9 février prochain.

Des élections sont aussi prévues à l'Île-du-Prince-Édouard en 2019.

Île-du-Prince-Édouard

Politique provinciale