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analyse

Bernard Landry : un hommage à la hauteur de l'homme

Bernard Landry, les mains en l'air, salue la foule.

Bernard Landry, saluant les militants péquistes lors d'un Conseil national du Parti québécois, le 29 août 2004, à Québec.

Photo : La Presse canadienne / CLEMENT ALLARD

Sébastien Bovet

Les derniers jours nous ont rappelé que le passage en politique de Bernard Landry a été marquant. Comment maintenant honorer sa mémoire de façon permanente?

Bernard Landry a été premier ministre du Québec pendant deux ans, de 2001 à 2003. Il n’a pas été élu à cette fonction. Il a démissionné avec fracas comme chef du Parti québécois en 2005.

Dans la mémoire collective, ces deux événements sont probablement ceux qui revenaient le plus facilement à la surface, avant sa mort. Mais l’empreinte de Bernard Landry est beaucoup plus forte et indélébile, comme nous l’avons constaté depuis une semaine.

Dans la mémoire des Québécois

Elle semble gravée dans l’ombre d’empreintes peut-être plus remarquées. Celles de René Lévesque, de Robert Bourassa, de Jacques Parizeau et de Lucien Bouchard. Peut-être même de Pauline Marois, première femme première ministre.

Qu’on se comprenne bien, ce n’est pas un concours, c’est plutôt un constat de ce qui reste dans la mémoire des Québécois.

Et pourtant, le concert d’éloges nous a rappelé que la contribution de M. Landry est considérable. Défenseur du libre-échange; promoteur du virage numérique avant l'heure; père de l'industrie du multimédia, des jeux vidéo, au Québec; partenaire de la mise sur pied des centres de la petite enfance, de l'assurance médicaments, de l'équité salariale; signataire de la paix des braves. Cette seule réalisation lui donne une place dans l’Histoire.

Plus qu'un premier ministre

Bernard Landry a été bien plus qu'un premier ministre pendant deux ans.

Il était probablement prématuré de discuter d’un hommage permanent avant les funérailles d'État de M. Landry.

Maintenant que la classe politique a salué ses convictions inébranlables, sa contribution, et que des centaines de citoyens ont défilé devant sa dépouille pour lui témoigner leur respect, la balle est dans le camp du gouvernement.

François Legault a laissé entendre qu’il faudrait honorer sa mémoire de façon permanente.

Des autoroutes, des boulevards, des rues et des immeubles ont été nommés à la mémoire de ses prédécesseurs.

Même s’il a souvent été dans l’ombre de ceux-ci, sa contribution à l’avancement du Québec devrait lui donner une place avec eux.

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