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Un premier livre blanc pour les femmes immigrantes francophones de l’Ontario

Fayza Abdallaoui, présidente du MOFIF, sur un plateau de télévision

Fayza Abdallaoui, présidente du MOFIF

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Durant son assemblée générale annuelle mardi soir, le Mouvement ontarien pour les femmes immigrantes francophones (MOFIF) a présenté les grandes lignes de son premier livre blanc en 15 années d'existence, mais a aussi vu l'annonce du départ prématuré de son actuelle présidente, Fayza Abdallaoui, en mars 2019.

Un texte de Rozenn Nicolle

Après avoir été à la tête de l’organisme depuis 2014, Fayza Abdallaoui tirera sa révérence à la fin de l’exercice financier, un an et demi avant la fin de son mandat.

« C’est le moment d’avoir une nouvelle énergie et puis quelqu’un qui pourra porter l’organisme plus au niveau de la structure, moi j’ai plutôt une approche d’entrepreneure », explique Mme Abdallaoui, ajoutant qu’elle cherchait désormais de la relève.

Jeanne-Françoise Moué, ancienne présidente du MOFIFAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Jeanne-Françoise Moué, ancienne présidente du MOFIF

Photo : Radio-Canada / Rozenn Nicolle

Ça va être une perte, mais je pense qu’elle ne sera pas si loin que ça. Regardez, moi je suis encore là aujourd’hui, a plaisanté Jeanne-Françoise Moué, membre fondatrice et première présidente du MOFIF.

Elle ajoute qu’il est important de former les futures meneuses.

Quand on prépare cette relève, je pense qu’on a moins peur de partir parce qu’on se dit que malgré le financement manquant, on laisse des individus, des femmes compétentes, fortes, qui vont continuer à porter le flambeau.

Jeanne-Françoise Moué, membre fondatrice et première présidente du MOFIF

Fayza Abdallaoui a expliqué son choix par une volonté de se consacrer plus à sa carrière et à sa vie familiale, mais aussi pour permettre un changement d’administration.

Chaque nouvelle génération apporte une nouvelle vision, dit-elle. Cette relève va forcément avoir vécu autre chose que nous, vouloir porter d’autres messages, travailler différemment aussi peut-être.

Un premier livre blanc

À l’occasion de sa dernière assemblée générale annuelle en tant que présidente, Fayza Abdallaoui a présenté la version préliminaire du tout premier livre blanc de l’organisme.

C’est le résultat d’un certain nombre de réflexions qu’on entendait depuis plusieurs années sur le fait que les femmes immigrantes voulaient être plus présentes au sein des conseils d’administration, voulaient se présenter, mais étaient bloquées par un certain nombre d'obstacles.

Fayza Abdallaoui, présidente du Mouvement ontarien pour les femmes immigrantes francophones
Des femmes en réunion dans une salle et une animatrice à l'avant.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le mouvement prépare un livre blanc.

Photo : Radio-Canada / Rozenn Nicolle

En plus de contenir plusieurs témoignages, l’ouvrage s’articulera autour de trois pistes de solution que sont la mise en place d’une plateforme rassemblant les différentes ressources, une meilleure promotion des services existants et de meilleurs outils.

Le livre blanc sera lancé à une date stratégique, en janvier, en vue des élections fédérales, a précisé Mme Abdallaoui. Elle espère qu’il apportera à l’organisation l’appui des gouvernements.

Quinze ans d’existence

Enfin, cette assemblée générale marquait également le 15e anniversaire du MOFIF. Jeanne-Françoise Moué se souvient de la situation des femmes immigrantes lors de la création de l'association.

Il y a quinze ans, on faisait partie des comités sous des organismes mainstream. Quinze ans plus tard, je vois des femmes immigrantes mener des dossiers pour et par elles-mêmes.

Jeanne-Françoise Moué, membre fondatrice et première présidente du MOFIF

Le défi pour le prochain conseil d’administration, ça va être d’établir cette structure stable sans perdre la passion, considère aujourd’hui Fayza Abdallaoui.

Les ressources financières sont cependant limitées. Sur les huit projets présentés en 2017-2018, trois ont été réalisés grâce à du financement gouvernemental. Les autres ont été faits bénévolement.

Le MOFIF ne compte aucun employé, a tenu à rappeler sa présidente. Celle-ci espère que, pour la prochaine année, les gouvernements tiendront leurs promesses [...] de soutenir les femmes immigrantes francophones.

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