•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Québec demande à l'Institut Philippe-Pinel de surseoir à son plan de réorganisation

Le devanture de l'établissement.
Le plan de réorganisation prévoyait l’abolition de 37 postes de sociothérapeutes. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

La ministre de la Santé du Québec, Danielle McCann, a demandé à la directrice générale de l'Institut Philippe-Pinel de surseoir à son plan de réorganisation qui prévoit l'abolition de 37 postes de sociothérapeutes.

Le cabinet de la ministre a confirmé à Radio-Canada que Mme McCann avait parlé plus tôt aujourd’hui à la directrice générale de l'Institut Philippe-Pinel afin de le lui signifier officiellement et de lui demander de lui « présenter un autre plan dans les meilleurs délais ».

Les sociothérapeutes sont des professionnels voués à la rééducation et à la réadaptation des patients de l'établissement.

L’abolition de postes prévue dans le plan initial en ferait passer le nombre par unité de trois à deux, la semaine. Quant aux week-ends, il n'y aurait qu'un sociothérapeute en poste par unité, au lieu de deux à l'heure actuelle.

Le syndicat content, mais prudent

En entrevue à Radio-Canada, Sylvain Lemieux, président de la section locale 2960 du Syndicat canadien de la fonction publique, a réagi en saluant la décision de la ministre, tout en restant sur ses gardes.

Les travailleurs souhaitent être associés à l’avenir « et être partie prenante » des décisions, a ajouté M. Lemieux.

« J’ose espérer qu’on ne fera pas la même erreur », a indiqué Sylvain Lemieux, pour qui « il ne devrait y avoir aucune coupure de poste », ajoutant que ce serait la « condition minimale ».

Le syndicat qui représente 700 employés de l'établissement, dont 200 sociothérapeutes, avait sonné l'alarme quant à la réduction du nombre de sociothérapeutes, la semaine dernière.

La direction de l'Institut faisait valoir que son plan, qui vise selon elle à améliorer les soins, prévoyait davantage d'infirmières et d'agents d'intervention dans les unités.

La direction a aussi expliqué qu'elle voulait ainsi mieux recentrer sa mission, évoquant une « consolidation ». Elle a également mentionné l’embauche de plusieurs ressources supplémentaires.

Grand Montréal

Politique provinciale