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Après une escalade de violence, Israël et le Hamas font une trêve

Le reportage de notre correspondante Marie-Eve Bédard
Radio-Canada

Le calme est revenu mardi soir à la frontière entre la bande de Gaza et Israël, où une médiation égyptienne a permis de suspendre les échanges de tirs les plus violents en quatre ans.

Les échanges de tirs ont cessé vers 17 h, heure locale. La bande de Gaza était calme en soirée, et les écoles, fermées en journée, devaient rouvrir mercredi. Après l'annonce du cessez-le-feu, des milliers de Gazaouis ont participé à des manifestations de joie.

Selon une source diplomatique ayant eu connaissance de l'accord, Israël et le Hamas se sont engagés à retourner « aux dispositions de l'accord de 2014 », après la guerre meurtrière qui les avait opposés durant l'été de cette année-là.

Peu après l'annonce du cessez-le-feu, le Koweït et la Bolivie ont demandé une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU, qui s'est tenue à huis clos mardi, pour discuter de l'escalade de violences dans la bande de Gaza.

L'ambassadeur du Koweït, dont le pays représente les pays arabes au sein du Conseil, a affirmé que la majorité de ses membres estimaient que l'organe onusien « se devait de faire quelque chose », avançant l'idée d'une visite dans la région, mais précisant qu'aucune décision n'avait été prise.

De sources israéliennes, on a confirmé que Le Caire avait participé à l'arrangement intervenu mardi soir, au terme d'une journée au cours de laquelle les tirs de roquettes palestiniennes sur le sud d'Israël et les raids aériens israéliens sur Gaza s'étaient poursuivis.

En deux jours, plus de 400 roquettes ou obus de mortier ont été tirés sur Israël. Un soldat a été blessé lundi lorsqu'un missile guidé a frappé un autocar, a mentionné l'armée israélienne.

Le mouvement Hamas, qui contrôle la bande de Gaza depuis juin 2007, a lancé son offensive après une incursion des forces spéciales israéliennes.

L'opération s'est soldée par la mort d'un lieutenant-colonel israélien et de sept Palestiniens, dont un commandant local de la branche armée du Hamas, les brigades Ezzedine al-Qassam, et cinq autres membres de cette formation.

En représailles, les brigades al-Qassam ont gravement blessé lundi un soldat dans une attaque au missile antichar, lançant le cycle de la riposte israélienne et des tirs de roquettes.

Les dizaines de raids israéliens ont frappé des bâtiments de l'enclave gazaouie, dont un site des renseignements du Hamas et les studios de la chaîne de télévision Al-Aqsa, où l'armée israélienne avait demandé au préalable au personnel d'évacuer les locaux.

Gaza et ses alentours sont en proie depuis la fin de mars aux tensions qui ont culminé à de nombreuses reprises dans des flambées de violences jusqu'alors retombées au bout de quelques heures.

Au moins 234 Palestiniens ont été tués par des tirs israéliens depuis cette date. Deux soldats israéliens ont trouvé la mort.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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