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Dougald Lamont assume personnellement les erreurs de français de son dépliant

Des Fransaskois ont accepté de partager leurs réflexions à l'occasion de la fête des Mères.

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le député de Saint-Boniface, à Winnipeg, reconnaît que sa brochure bilingue d'information sur sa circonscription n'atteint pas son objectif. C'est plus d'une vingtaine d'erreurs de français qui figurent sur ce document de huit pages.

Dougald Lamont ne s’en cache pas, sa brochure éditée à plus de 7000 exemplaires n’est pas écrite dans un bon français. « La traduction a été faite dans mon bureau. C’est ma responsabilité », assume-t-il.

Il explique néanmoins que ses équipes manquaient de ressources, tant humaines que techniques, durant la rédaction de la brochure.

« Ce qui était difficile, c’est qu’on n’avait pas de bureau, on n’avait pas d’employés. Ça fait seulement un peu plus d’un mois qu’on a notre bureau de circonscription à Saint-Boniface », explique Dougald Lamont.

Il souligne qu’il ne s’agit là que d’une première initiative qui devra servir pour l’avenir. « On veut dire aux gens de Saint-Boniface qu’on va corriger les erreurs et améliorer notre français » affirme le député.

La brochure du député Dougald Lamont.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La brochure bilingue d'information du député Dougald Lamont contient plus d'une vingtaine de fautes de français, dont certaines sont basiques.

Photo : Radio-Canada / Julien Sahuquillo

Cela passe, selon lui, par l’embauche de personnes qui sont chargées de la traduction. Des compétences qui ne sont pour le moment pas assez représentées au sein de l’équipe.

« Nous avons des francophones en communication au Palais législatif, une à la circonscription, mais qui est plus francophone que bilingue. Il nous faut des compétences bilingues pour s’assurer qu’on n’a pas de faute », explique Dougald Lamont.

Le député ajoute qu’il est important pour lui de représenter la francophonie, y compris au sein des sphères gouvernementales. « Je veux poser des questions et parler en français au Palais législatif, mais aussi communiquer en français dans les annonces publicitaires, dans les articles des journaux », assure-t-il.

Une situation qu’il juge complexe à réaliser pour le moment en raison des ressources financières disponibles. « On préférerait tout traduire, mais on a un budget limité au niveau législatif et au niveau de la circonscription », détaille-t-il.

Il ajoute néanmoins qu'il fait des demandes auprès du Palais législatif pour obtenir des ressources en traduction adaptées.

Au-delà de faire un simple mea culpa, Dougald Lamont dit vouloir être à la hauteur de sa fonction. « Saint-Boniface, c’est très important comme capitale de la francophonie dans l’ouest du Canada. Il y a aussi beaucoup d’autres communautés francophones à travers le Manitoba. C’est important pour moi de les représenter du mieux que je peux et d’avoir du respect pour la langue française », conclut-il.

Avec des informations de Geneviève Murchison

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