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Difficulté de recrutement à l'international pour Village Grande Nature Chic-Chocs

Des sentiers ont été aménagés pour les amateurs de vélos à pneus surdimensionnés (fatbike)
Le Village Grande Nature Chic-Chocs propose une panoplie d'activités en plein air Photo: courtoisie Village Grande Nature
Radio-Canada

L'entreprise Village Grande Nature Chic-Chocs, à Saint-Octave-de-l'Avenir, s'est rendue jusqu'aux Philippines pour recruter de la main-d'œuvre, mais la direction peine à leur obtenir une autorisation de travail.

Un texte d’Adrianne Gauvin-Sasseville en collaboration avec Isabelle Lévesque

Situé à quelques kilomètres de Cap-Chat, le Village Grande Nature Chic-Chocs propose des séjours à l'année.

Le propriétaire, Réjean Blouin, explique que le nombre d'employés est insuffisant pour répondre aux besoins de l'entreprise. Il est à la recherche d'employés de la région depuis près de deux ans.

On a tous le même problème en Gaspésie, on manque d’employés.

Réjean Blouin, propriétaire du Village Grande Nature Chic-Chocs

M. Blouin s'est rendu aux Philippines par ses propres moyens dans le but de recruter des employés.

J’ai pris l’avion et finalement, j’ai passé plus de 80 personnes en entrevue.

Réjean Blouin, propriétaire du Village Grande Nature Chic-Chocs

Les besoins sont variés. Les postes à combler sont ceux de préposés à l'entretien ménager, au confort, à la buanderie, en cuisine et au centre de santé en massothérapie. Aux Philippines, ils sont très orientés vers l’hôtellerie, soutient M. Blouin.

Une démarche complexe et coûteuse

Plus de 80 philippins sont intéressés à travailler dans la région. Toutefois, l’obtention d’un permis de travail n'est pas chose facile.

M. Blouin explique qu’à toutes les demandes d’autorisation de permis faites auprès du gouvernement, il doit débourser de l'argent. Un processus qui peut coûter jusqu’à 1600 $ par personne, estime-t-il.

Selon lui, la chance d’obtenir l’autorisation pour que des travailleurs immigrants temporaires viennent travailler au Village Grande Nature Chic-Chocs est mince. Ils [Ottawa et Québec] autorisent pratiquement que là où le chômage est en bas de 6 %. Dans notre région, le chômage est au-dessus de 10 %, mentionne-t-il.

Les dernières données de Statistique Canada indiquent que 5000 personnes recherchent un emploi en Gaspésie. Une donnée que s'explique mal M. Blouin.

Un projet-pilote pour la Gaspésie

Réjean Blouin travaille à créer un front commun impliquant tous les acteurs de l’industrie touristique gaspésienne, mais le temps est difficile à trouver lorsque les employés manquent. Je pense qu’un projet-pilote accélérerait tout. En l’essayant de même, on verrait ce que cela donne, dit-il.

Une entente avec les deux paliers gouvernementaux afin de faciliter le processus d'embauche à l'étranger aiderait au recrutement, soutient M. Blouin. On pourrait sauter bien des étapes et réussir à avoir du monde. On est en train de brûler le personnel qu'on a actuellement, ajoute-t-il.

Gaspésie et Îles-de-la-Madeleine

Emploi