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Une nouvelle saison pour le balado La marmaille

Page titre du balado, la marmaille. Graphique représentant des bébés et des accessoires qui sortent d'une boite à surprise.
La marmaille, un balado réalisé par Fanny Bédard. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Elle en a déjà six, mais voilà que Fanny Bédard donne naissance à des triplés. Pas des enfants, mais des épisodes de balados. La marmaille compte désormais 9 épisodes et pour cette deuxième saison, elle aborde les thèmes de l'allaitement, du sommeil et de la perfection. Rencontre avec la créatrice, Fanny Bédard.

Pourquoi avoir attendu avant de sortir ces épisodes?

C’était un peu stratégique. C’était pour me donner l’occasion de poursuivre cette aventure-là pendant plusieurs épisodes, peut-être même plusieurs années. Je dirais que j’ai maintenant fait le tour des sujets dont je voulais vraiment traiter. Maintenant, il faut que je me reconstruise des histoires et que j’aie de nouveaux défis comme maman.

Qu’est-ce qu’on va apprendre dans ces trois nouveaux épisodes?

La première saison se termine avec la naissance. Et maintenant, l’enfant est arrivé. Alors on est plus dans le concret. Par exemple, pour l’allaitement, il y une espèce de pensée dominante que c’est ce qu’il faut faire. Mais il y d’autres options qui s’offrent à nous. À un moment donné, il faut se laisser le choix d’être heureux et ne pas se mettre à terre pour allaiter un enfant.

En fait, le message des trois épisodes c’est un peu ça. En tant que parent, il faut plus faire attention à nous et plus s’écouter pour être moins dur envers nous-mêmes.

J’ai réalisé qu’être parent, c’est beaucoup faire ce qu’on peut avec ce qu’on a. Et que c’est juste impossible d’être parfait.

Fanny Bédard, épisode 9 de La marmaille

Pourquoi le format balado?

Parce que c’est vraiment un format intime. Et on peut écouter n’importe quand. Comme jeune maman, de m’assoir et de lire, il faut vraiment que je sois en forme pour ça. Tandis qu’un balado, tu te laisses porter par une histoire.

C’est aussi un format qui se prête bien à la confidence.

Fanny Bédard pose devant une fenêtre.Fanny Bédard, réalisatrice du balado La marmaille Photo : Radio-Canada / Pierre Beaudoin

Vous dites ne pas donner de conseil. Pourquoi?

Moi j’haïs ça me faire donner des conseils et me faire dire quoi faire. Aussitôt que tu dis que tu vas être parent, tu commences à recevoir des conseils. Et quand on te dit quoi faire, ça manque de nuance. Donc j’essaie le moins possible de donner des conseils.

Alors si vous ne donnez pas de conseils, qu’est-ce qu’on retrouve dans ce balado?

Un partage d’expérience. Pour se sentir un peu moins seul. On peut avoir l’impression qu’on est les seuls à vivre certains défis et même que parfois, on est honteux de vivre certains défis.

Ça prend beaucoup de courage pour se livrer comme vous le faites. Comment se sent-on une fois que tout le monde connaît ses secrets?

Quand même, j’en garde quelques-uns. (Rire) Mais, j’essaie de ne pas trop y penser. C’est vrai que c’est assez intime, mais c’est ça qui intéresse les gens. Ce n’est pas tout le temps beau et parfait, mais c’est un regard humain sur la parentalité.

Comment décide-t-on quelles histoires partager?

Il n'y a pas de critères. Je suis quand même quelqu’un de pudique et quand ça va au-delà de ce que je peux partager, je ne le fais pas. J’écoute mon instinct.

Qu’est-ce que ce projet vous a apporté personnellement?

Ça m’a permis de réaliser encore plus qu’il faut arrêter d’être dur envers soi-même en tant que parent. Ça m’a permis d’échanger avec des gens et réaliser qu’il faut être plus doux. Il faut prendre soin de soi quand on est parent et ça, ça peut être facile à oublier.

Le balado La Marmaille est maintenant disponible sur Ici Première.

Propos recueillis par Pierre Beaudoin

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