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Grève à la Résidence des Bâtisseurs de Matane

Travailleurs qui manifestent dehors.Pancarte. « La direction ne nous repecte pas. »
Les travailleurs ne peuvent manifester que quelques-uns à la fois. Photo: Radio-Canada / Marie-Jeanne Dubreuil
Radio-Canada

Les syndiqués de la Résidence des Bâtisseurs de Matane sont en grève mardi. Quelques-uns manifestent devant la résidence pour personnes âgées.

Comme les employés maintiennent les services essentiels auprès de la clientèle, ils sortent en petits groupes et pour de courtes périodes à la fois.

Sur une pancarte : 15 $ minimum.La principale revendication des syndiqués : un minimum de 15 $ l'heure. Photo : Radio-Canada / Marie-Jeanne Dubreuil

Selon le conseiller syndical, Alexis Roy, ils revendiquent notamment de meilleurs salaires et déplorent l'inaction de l'employeur dans les négociations.

Les préposés aux bénéficiaires gagnent entre 12 et 13 $/l’heure. C’est inacceptable. Ils se font pratiquement rattraper par le salaire minimum.

Alexis Roy, conseiller syndical

Avec toutes responsabilités qui leur incombent, on veut minimalement 15 $ l’heure. C’est notre grande revendication, ajoute M. Roy. L’employeur trouvait que nos demandes étaient exagérées et il n’a jamais voulu faire d’offre. Moi je n’ai jamais vu ça.

On ne peut rien négocier, aucune clause. […] C’est pratiquement de la mauvaise foi.

Alexis Roy, conseiller syndical

Selon le conseiller, il y a un gros roulement de personnel. Les deux tiers des salariés auraient été renouvelés au cours de la dernière année.

Alexis Roy ne croit pas que ce soit une question d’argent étant donné les projets de développement que mène l’entreprise un peu partout au Québec.

Marie-Chantal Imbeault, récréologue Marie-Chantal Imbeault, récréologue Photo : Radio-Canada / Marie-Jeanne Dubreuil

Pour sa part, la récréologue Marie-Chantal Imbeault est sortie montrer de la solidarité envers ses collègues. Je suis déçue de me ramasser sur le trottoir pour montrer à mon patron qu’il devrait avoir une justice au niveau des salaires, dit-elle.

Tout le travail qu’on fait, on y met le cœur. On mérite mieux que ça.

Marie-Chantal Imbeault, récréologue

Les syndiqués de la résidence Les Bâtisseurs n'ont plus de convention collective depuis le 13 février dernier.

La direction n’a pas voulu commenter.

Avec les informations de Michel-Félix Tremblay et Marie-Jeanne Dubreuil

Gaspésie et Îles-de-la-Madeleine

Relations de travail