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Londres et Bruxelles concluent un projet d'accord sur le Brexit

Theresa May descend d'un podium.

La première ministre britannique Theresa May quitte un podium sur lequel se trouvaient des drapeaux du Royaume-Uni et de l'Union européenne, le 18 octobre.

Photo : La Presse canadienne / AP/Alastair Grant

Radio-Canada

Un projet d'accord sur le Brexit a été conclu par les négociateurs britanniques et européens, a confirmé mardi le gouvernement de Theresa May. Le projet, qui doit concrétiser la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne (UE), sera examiné mercredi par le Conseil des ministres.

« Le Cabinet se réunira demain [mercredi] à 14 h (heure locale, ou 9 h, heure normale de l'Est) pour examiner le projet d'accord que les équipes de négociation ont conclu à Bruxelles et pour décider des prochaines étapes », a indiqué le gouvernement conservateur de Mme May, dans un communiqué.

Le Royaume-Uni doit se retirer de l'Union européenne au plus tard le 29 mars 2019, en vertu des résultats d'un référendum tenu le 23 juin 2016. Le camp du Brexit a remporté ce vote avec 51,9 % des voix exprimées, contre 48,1 % pour le camp du maintien dans l'UE.

La première ministre May cherche à éviter que le Royaume-Uni ne quitte l'UE sans avoir conclu un accord. Ce scénario est connu sous le nom « hard Brexit », par rapport au « soft Brexit », qui désigne plutôt un départ ordonné selon des règles préétablies.

Si le Cabinet britannique appuie l'entente, celle-ci devra ensuite obtenir le feu vert des 28 membres de l'UE et des parlements européen et britannique.

La principale question en litige depuis des mois concerne la frontière entre l'Irlande, pays indépendant qui est membre de l'UE, et l'Irlande du Nord, province britannique. Lors du référendum, les Nord-Irlandais ont voté à près de 56 % pour l'option du maintien dans l'UE, mais en vain.

Selon le diffuseur irlandais RTE, les négociateurs européens et britanniques se sont finalement entendus pour que la frontière entre l'Irlande et le Royaume-Uni demeure libre de toute entrave, comme le souhaitait le gouvernement May. Ce dernier voulait absolument éviter la perspective d'une « frontière dure » avec des postes de douanes.

Les négociations sur le Brexit ont été très difficiles jusqu'ici pour la première ministre May, puisque son caucus est divisé sur la ligne à suivre. Son ancien ministre des Affaires étrangères, Boris Johnson, a démissionné le printemps dernier en raison d'un désaccord sur la position du gouvernement.

M. Johnson et deux autres chefs de file des députés conservateurs eurosceptiques, Jacob Rees-Moog et Iain Duncan Smith, expriment déjà haut et fort leur désaccord avec des éléments du projet d'accord que rapportent les médias britanniques.

L'ancien chef de la diplomatie britannique avance que le Royaume-Uni deviendra un État vassal de l'UE si cet accord est mis en oeuvre, tandis que M. Rees-Moog appelle le Conseil des ministres et les membres du Parlement à le rejeter. M. Smith estime que le gouvernement May risque l'effondrement.

Nigel Dodds, numéro 2 du Parti unioniste démocrate (DUP) d'Irlande du Nord, a aussi prévenu que le texte serait inacceptable s'il signifiait que les lois étaient fixées à Bruxelles. Il a appelé le gouvernement May à tenir les promesses faites aux Britanniques.

Les 10 députés du DUP à la Chambre des communes sont indispensables aux conservateurs pour disposer de la majorité absolue. Interrogé sur le soutien du DUP à la première ministre May, M. Dodds est demeuré prudent, disant vouloir d'abord étudier le projet d'accord.

Avec les informations de Agence France-Presse, Associated Press, et Reuters

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