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Fini le risque d'accusation pour les policiers qui administrent la naloxone

Une dose injectable de naloxone, qui sert d'antidote aux opioïdes

La naloxone sert d'antidote aux opioïdes

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les policiers en Ontario ne feront plus face au risque d'une enquête criminelle s'ils donnent de la naloxone, un antidote aux opioïdes, à une personne en situation de surdose et que cette personne meure après le traitement.

Le gouvernement conservateur a modifié un règlement de la Loi sur les services policiers pour éviter toute accusation potentielle contre un agent.

C'était déjà le cas pour les ambulanciers et les pompiers, souligne la ministre de la Sécurité communautaire, Sylvia Jones.

Personne ne devrait faire face à des répercussions injustes après avoir fait son travail et tenté de sauver une vie.

Sylvia Jones, ministre de la Sécurité communautaire

Dans le passé, les policiers devaient aviser l'Unité provinciale des enquêtes spéciales (UES) après avoir administré la naloxone. Dorénavant, ils auront à informer l'UES seulement s'il y a eu une autre interaction susceptible d'avoir causé le décès ou des blessures graves.

De son côté, l'UES se dit prête à se plier à toute nouvelle réglementation. En 2018, l'organisation a enquêté sur 12 cas impliquant l'administration de naloxone par la police. Une de ces enquêtes est toujours en cours, alors que les autres ont pris moins d'un mois en moyenne, précise la porte-parole Monica Hudon.

De son côté, le président de l'association des policiers provinciaux, Rob Jamieson, se réjouit de la nouvelle réglementation, qui adopte une approche juste et reflète le gros bon sens.

À Toronto, environ 1000 policiers spécialisés, dont ceux des escouades tactiques et des stupéfiants sont munis de trousses de naloxone.

Le président de l'Association des policiers de Toronto, qui avait dénoncé la disposition de la loi exposant ses membres à un risque d'accusation criminelle, affirme que le changement réglementaire était la chose à faire. Il ne faut pas qu'un policier hésite [d'administrer ou pas la naloxone], dit Mike McCormack. Selon lui, plus de policiers devraient maintenant être formés à utiliser cet antidote.

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