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Les eaux usées au cœur du nouveau rapport de la commissaire à l'environnement de l'Ontario

La commissaire à l'environnement de l'Ontario, Dianne Saxe, présente son plus récent rapport.
La commissaire à l'environnement de l'Ontario, Dianne Saxe, présente son plus récent rapport. Photo: Radio-Canada / Ève Caron
Radio-Canada

Dans son rapport intitulé Retour aux sources, Dianne Saxe déplore les nombreux débordements d'eaux usées dans les plans d'eau de la province.

C'est incroyable que le gouvernement permette, en 2018, qu'autant de saletés se retrouvent dans nos lacs et rivières, dit-elle.

Le rapport indique que plus de 1300 débordements d'eaux usées ont eu lieu dans le sud de l'Ontario en 2017-2018, dont plus de la moitié provenait des réseaux d'égouts municipaux unitaires, où les eaux usées et les eaux pluviales se retrouvent dans une seule conduite.

Leur débit peut donc augmenter considérablement en cas d'orage ou de forte pluie, ce qui peut provoquer des débordements.

Bien que la construction de nouveaux systèmes d'égouts unitaires soit interdite depuis plus de 30 ans, selon le rapport, le gouvernement n'a toujours pas exigé que les municipalités prennent toutes les mesures réalisables pour mettre un terme à ces débordements.

De plus, les normes provinciales sur les déchets industriels rejetés dans les cours d'eau sont obsolètes, ayant été établies il y a 25 ans, ajoute la commissaire.

Dianne Saxe aimerait également que la province s'engage à poursuivre le financement du programme de protection des sources d'eau de l'Ontario, mis sur pied à la suite de la tragédie de Walkerton, lors de laquelle sept personnes sont mortes après avoir bu de l'eau contaminée.

Une vingtaine de plans de protection, qui incluent des tâches à accomplir en fonction d'évaluations de risque, ont été mis en place dans le cadre de ce programme.

Elle explique que le financement de ces plans doit prendre fin le 31 mars 2019, à moins de leur renouvellement.

Elle rappelle aussi que les terres humides et boisées sont essentielles pour filtrer les polluants contenus dans l'eau et réduire le risque d'inondations.

Or, le sud de la province a perdu près des trois quarts de ses terres humides au cours des deux derniers siècles, selon le rapport.

Je m'attends à ce que les risques d'inondation aient de plus en plus d'influence sur les primes d'assurance.

Dianne Saxe, commissaire à l'environnement de l'Ontario

Réaction du ministre de l'Environnement

Le ministre de l'Environnement, de la Protection de la nature et des Parcs, Rod Phillips, dit reconnaître l'importance du rapport, alors que la province prépare son plan sur l'environnement, attendu d'ici la fin du mois.

Il admet que les réseaux d'égouts unitaires sont encore nombreux, mais il rejette la faute sur l'ancien gouvernement en disant que les investissements dans ce secteur n'ont pas été priorisés au cours des 15 dernières années.

En ce qui concerne le financement des plans de protection des sources d'eau, il refuse de s'avancer, tout en précisant que celui-ci est renouvelé annuellement et que son ministère examine actuellement tous les programmes.

Toronto

Environnement