•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Trois jours de grève à la SAQ dès vendredi

Le reportage de Maxime Bertrand

Sans contrat de travail depuis plus d'un an et demi, les 5500 syndiqués de la Société des alcools du Québec (SAQ) tiendront trois jours de grève à compter de vendredi s'ils n'obtiennent pas une nouvelle convention collective d'ici là. Coup de semonce syndical à l'approche de la période achalandée des fêtes.

« Advenant qu’il n’y ait pas d’entente, c’est l’ensemble des succursales de la SAQ partout sur le territoire qui seront fermées vendredi, samedi et dimanche », révèle la présidente du Syndicat des employés de magasin et de bureau de la SAQ, Katia Lelièvre.

La perspective d’un lock-out que pourrait décréter l’employeur n’effraie pas la présidente du syndicat en raison de la période de réjouissances qui point à l’horizon. Cette période faste constitue une source importante de revenus pour la SAQ.

Je ne pense pas qu’il serait à l’avantage de la SAQ de nous mettre en lock-out, surtout qu’on y est allé avec parcimonie pour les journées de grève, mais elle a légalement le droit de le faire.

Katia Lelièvre
Des employés en grève à QuébecDeux employés de la SAQ font du piquetage devant une succursale du secteur Charlesbourg. Photo : Radio-Canada / Léa Beauchesne

« […] Lorsqu’on sait que les pertes du week-end peuvent représenter plusieurs millions [de dollars], bien les pertes de la période de décembre sont très, très, importantes », convient la présidente du syndicat, qui est affilié à la CSN.

Les syndiqués espèrent toutefois parvenir à une entente avec leur employeur avant les Fêtes. « Ça fait quand même 24 mois, presque, qu’on est en négociations, rappelle Mme Lelièvre. Je pense qu’on a été pas mal patients. »

La présidente du syndicat souligne que les syndiqués n’ont exercé que six jours de grève depuis le mois de juin, moment où ils ont décidé de recourir à la grève pour tenter de faire avancer leur cause. Fin septembre, ils se sont dotés d’une banque de 18 jours de grève à exercer en temps opportun.

Katia Lelièvre, présidente du Syndicat des employés de magasin et de bureau de la SAQKatia Lelièvre, présidente du Syndicat des employés de magasin et de bureau de la SAQ Photo : Radio-Canada

« Depuis le mois de juin, on a un mandat de grève et on a exercé seulement six jours de grève », plaide Mme Lelièvre. « On a été bons joueurs : la semaine passée, on a mis nos plans de mobilisation de côté, en se disant : ''on n’est pas si loin, on pense qu’on est peut-être capables d’arriver à quelque chose'' ».

On ne demande pas des augmentations de salaire faramineuses, on demande à peu près le coût de la vie.

Katia Lelièvre

La présidente du syndicat estime que l’employeur devra retourner devant le Conseil du Trésor pour obtenir plus d’argent afin d’avoir la marge de manœuvre nécessaire pour satisfaire les exigences de ses employés.

« On n’a pas eu de retour direct [de l’employeur], on s’attend à les voir à la table de négociations demain », poursuit Mme Lelièvre. « Maintenant, restera à voir la motivation avec laquelle ils y arrivent. »

La convention collective des employés de la SAQ est échue depuis le 31 mars 2017.

Commerce

Économie