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Les Oilers, ça ne va pas bien, mais ça ne va pas si mal

Anton Stralman du Lightning tente d'empêcher Connor McDavid des Oilers de s'emparer de la rondelle.
Les Oilers connaissent une séquence de quatre revers consécutifs. Photo: Getty Images / Mike Ehrmann
Radio-Canada

BILLET — Une des choses que j'aime le plus quand le Canadien visite l'ouest du pays, c'est de voir que pour trois jours, je ne suis plus le seul (ou presque !) à écrire en français à propos des Oilers.

Un texte de Patrick Henri

J’aime lire les analyses des confrères et surtout celles des amateurs sur les médias sociaux, pour expliquer ce qui ne fonctionne pas chez les Oilers.

Contrairement à la plupart d’entre eux, je ne crois pas que tout soit sur le point de s’effondrer.

Je ne vous dirai pas non plus que tout va bien, mais je pense encore qu’il y a plus de raisons d’être optimiste que pessimiste envers l’équipe.

Vrai, les Oilers viennent de perdre quatre matchs de suite.

Dans deux de ces matchs, ils ont été déclassés, dans les deux autres, ils ont bien joué et auraient mérité un meilleur sort.

Après avoir gagné à Détroit samedi dernier, les Oilers visitaient, lundi, les champions de la Coupe Stanley, qu’ils avaient battus une semaine plus tôt. Edmonton a dominé la rencontre, mais le brio du jeune gardien Phoenix Copley a fait la différence.

Le lendemain, à Tampa, Andrei Vasilevsky a été sensationnel et a privé Edmonton de la victoire.

À Sunrise, face aux Panthers et de retour à domicile contre l’Avalanche, les Oilers n’ont pas été à la hauteur et ont subi deux défaites bien méritées.

Malgré ces quatre revers consécutifs, les Oilers ont une fiche de 8-8-1 et ne sont qu’à cinq points des Canucks, au premier rang de la division Pacifique.

Calendrier difficile

Après un cinquième de la saison, les Oilers présentent un dossier de ,500. Pour mieux apprécier la performance de l’équipe, il faut regarder qui sont les adversaires qu’ils ont affrontés.

Des 17 matchs jusqu’à maintenant, seulement cinq étaient contre des formations ayant raté les séries la saison dernière (Blackhawks, deux fois, Red Wings, Rangers et Panthers). Les Oilers ont remporté quatre de ces cinq rencontres.

Huit de ces matchs étaient face à cinq des six meilleures équipes au classement l’an passé (Predators, deux fois, Jets, Lightning, Bruins, deux fois, et Capitals, deux fois). La fiche des hommes de Todd McLellan lors de ces matchs, 4-4-0.

Avec 65 matchs à faire, Edmonton n’a plus à affronter Washington et Boston, et n’a plus qu’un match à jouer face aux Predators et au Lightning.

Cam Talbot tombe à la renverse dans son filet en tentant de faire un arrêt. Le gardien de but des Oilers Cam Talbot connaît un début de saison difficile. Photo : usa today sports

Problèmes en défense et devant le filet

C’est défensivement que les Oilers connaissent le plus de problèmes. À neuf reprises, ils ont accordé quatre buts ou plus. Dans ces circonstances, leur dossier est de 1-7-1.

Cam Talbot est encore considéré comme étant le gardien numéro un de l’équipe, mais ses statistiques ne sont pas à la hauteur des attentes. Talbot présente un dossier de 5-7-1, une moyenne de 3,09 et un pourcentage d’efficacité de ,895.

Mikko Koskinen présente une fiche de 3-1, une moyenne de 2,64 et un pourcentage d’efficacité de ,915.

Les deux hommes seront joueurs autonomes sans compensation à la fin de la saison.

Les Oilers n’ont donc aucune obligation envers Cam Talbot, qui pourrait se retrouver sous d’autres cieux, si le gardien finlandais continue de l’éclipser.

S’ils ont tenté de régler une partie du problème devant le filet avec la signature de Koskinen, les Oilers ont choisi le statu quo en défense.

La paire constituée d’Oscar Klefbom et d’Adam Larsson fait le travail face aux premiers trios adverses. Darnell Nurse joue bien aussi au sein de la deuxième paire.

Kris Russell accomplit généralement du bon travail, mais il serait plus efficace au sein de la troisième paire.

Matt Benning, Jason Garrison et Kevin Gravel qui se partagent le travail au sein de la troisième paire connaissent plus souvent de mauvaises soirées que de bonnes.

Des sept défenseurs de la formation actuelle des Oilers, seulement deux, Larsson et Benning, sont droitiers.

Plutôt que de sacrifier un jeune attaquant pour faire l’acquisition d’un défenseur droitier, les Oilers ont fait le pari qu’avec Evan Bouchard et Ethan Bear le problème sera résolu d’ici deux ans.

Le gaucher Caleb Jones pourrait aussi faire partie de la solution à moyen terme pour les Oilers. Le frère de Seth Jones et Ethan Bear, ont tous deux 21 ans, Bouchard a 19 ans.

L’attaque, l’affaire de deux trios

Leon Draisaitl et Connor McDavid vont retrouver Milan Lucic qui vient d'inscrire un but.Connor McDavid et Leon Draisaitl ont chacun inscrit 10 buts cette saison. Milan Lucic n'en a qu'un seul. Photo : Getty Images / Codie McLachlan

Pour espérer gagner souvent, il faut une attaque bien équilibrée. Les troisième et quatrième trios doivent contribuer à l’attaque, ce qui n’est pas vraiment le cas cette saison.

Les Oilers totalisent 46 buts en 17 rencontres. Vingt d’entre eux ont été inscrits par Connor McDavid et Leon Draisaitl, qui en ont 10 chacun.

Alex Chiasson (6) et Drake Caggiula (5) sont les seuls autres joueurs à avoir touché le fond du filet à plus de trois reprises.

Même s’il n’a marqué que trois fois, le rendement de Ryan Nugent-Hopkins est très satisfaisant. Il a 14 aides, pour 17 points en autant de rencontres.

Milan Lucic connaît un début de saison difficile. Rétrogradé au sein du troisième trio, le gros ailier n’a que cinq points (1-4) en 17 matchs. Même si on le retrouve au deuxième rang de la LNH avec 254 mises en échec, il n’arrive pas à justifier son salaire de 7 millions $ cette saison (6 millions sur la masse salariale).

Jesse Puljujarvi et Kailer Yamamoto contribueront éventuellement à l’attaque, mais pour l’instant, plutôt que de les utiliser seulement de 10 à 12 minutes par match, dans un rôle qui n’est pas le leur, les Oilers ont choisi de les retourner dans la Ligue américaine.

Si Ty Rattie (deux buts en huit matchs) et Tobias Rieder (aucun but et sept aides) pouvaient s’inscrire au pointage un peu plus souvent, les inquiétudes seraient un peu moins élevées chez les partisans de l’équipe.

Ryan Strome, transformé en joueur défensif, devrait aussi pouvoir contribuer un peu plus à la feuille de pointage.

Joel Quenneville la solution ?

Il n’y a pas que dans les textes et les commentaires rédigés en français où l'on démontre de l’inquiétude envers les Oilers.

À Edmonton, on entend de plus en plus le nom de Joel Quenneville circuler. Est-ce que Peter Chiarelli devrait limoger Todd McLellan pour embaucher l’ex-entraîneur des Blackhawks, congédié il y a quelques jours?

Je ne crois pas.

Cette saison, McLellan est mieux entouré derrière le banc de l’équipe, notamment avec la présence de Trent Yawney et de Glen Gulutzan.

Les Oilers ont de meilleures statistiques en avantage numérique (déjà 12 buts cette saison, ils en avaient inscrit 31 en 2017-2018) et en infériorité numérique.

Changer d’entraîneur, c’est une stratégie qu’ont déjà utilisée les Oilers, sans succès. McLellan est le septième entraîneur de l’équipe en 11 saisons.

Plaisirs de jouer

Ce dont les Oilers ont besoin, c’est de retrouver le plaisir de jouer. Cet élément important a été complètement absent la saison dernière en raison, notamment, de conflits dans le vestiaire.

Après une remontée spectaculaire à Winnipeg en début de saison, les joueurs ont semblé commencer à avoir du plaisir.

C’est plus difficile de s’amuser après une série de quatre défaites, mais une ou deux victoires pourraient rapidement remettre l’équipe sur les rails.

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