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Des grandes entreprises en mode recrutement dans les écoles

Des jeunes sont assis dans une salle. Un homme parle à l'avant.

Des représentants de Rio Tinto ont rencontré lundi des élèves de Mashteuiatsh.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Avec la pénurie de main-d'oeuvre qui sévit, les employeurs usent de différentes stratégies pour attirer les travailleurs. Parmi elles, il y a le recrutement auprès des élèves. Le phénomène n'est pas nouveau, mais les jeunes n'ont jamais été autant sollicités.

Des entreprises comme Rio Tinto ont visité des écoles pour vanter leurs avantages et possibilités d’emploi.

 La situation au niveau du recrutement est une situation préoccupante. Malgré tout, Rio Tinto est en mesure encore de bien tirer son épingle du jeu, mais on vise, oui, à recruter des gens plus jeunes. Il s'agit de la génération de demain au niveau des employés. , explique Véronick Lalancette, porte-parole de Rio Tinto.

Elle ajoute que diverses stratégies sont mises en place notamment au niveau des médias sociaux. On souhaite avoir un positionnement qui est plus jeune, plus dynamique.

Des représentants de Produits forestiers Résolu (PFR) et le Cégep de Saint-Félicien se sont même rendus en France cette année pour convaincre des élèves de venir suivre une formation dans le domaine forestier. Ceux-ci pourront bénéficier de stages.

À la fin de leur formation, ils peuvent travailler dans nos installations et s'ils le désirent, faire des démarches d'obtention de citoyenneté.

Une citation de : Karl Blackburn, porte-parole de Produits forestiers Résolu

Le Conseil régional de prévention de l'abandon scolaire (CRÉPAS) s'inquiète toutefois de cette sollicitation active auprès des jeunes. Selon l’organisme, cette situation pourrait avoir un effet indésirable.

 Il faut éviter des stratégies où on demande à des intervenants scolaires de fournir des listes de décrocheurs potentiels. On a entendu ça dernièrement. Bien entendu, on veut que les entreprises demeurent des partenaires de la persévérance scolaire au Saguenay-Lac-Saint-Jean, parce qu'empêcher des jeunes de diplômer, c'est de brimer le développement régional, économique, social et communautaire des prochaines années , relate Pascal Lévesque, intervenant au CRÉPAS.

Le CRÉPAS souligne que certaines clientèles sont particulièrement à risque, dont les raccrocheurs, et invite plutôt les entreprises à favoriser la conciliation travail/études.

D'après le reportage de Mélissa Paradis

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