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Amnistie internationale interpelle Ottawa au sujet de la stérilisation forcée de femmes autochtones

Silhouette d'une femme enceinte.
Amnistie internationale demande au gouvernement fédéral de nommer un représentant pour entendre les femmes autochtones poussées vers la stérilisation. Photo: iStock
La Presse canadienne

Amnistie internationale Canada demande au gouvernement fédéral de nommer un représentant spécial chargé d'entendre les femmes autochtones poussées vers la stérilisation par le personnel médical.

L'organisation de défense des droits de la personne veut aussi sensibiliser le Comité contre la torture des Nations unies au sujet de cas où des femmes auraient été forcées de subir une ligature des trompes au Canada.

Jacqueline Hansen, militante d'Amnistie pour la défense des droits des femmes, estime que les autorités fédérales, provinciales et médicales doivent rendre des comptes sur cette pratique « déplorable », alors que le Canada parle de réconciliation avec les peuples autochtones.

Le chef du Nouveau Parti démocratique, Jagmeet Singh, soutient que la stérilisation des femmes autochtones constitue une violation grave des droits de la personne. Il demande au gouvernement fédéral de mettre immédiatement fin, dans tout le pays, à cette pratique « déshumanisante et préjudiciable ».

La ministre fédérale des Services aux Autochtones, Jane Philpott, a déjà elle aussi qualifié la stérilisation forcée de femmes autochtones de très grave violation des droits de la personne.

La sénatrice Yvonne Boyer demande à la Chambre haute d'examiner l'ampleur de la question à l'échelle nationale. Selon elle, des femmes autochtones de différentes régions du pays lui ont avoué avoir subi un tel traumatisme.

Le Comité contre la torture de l'ONU, composé de 10 experts indépendants, examine pendant un mois à Genève les rapports d'États signataires de la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, en vigueur depuis 1987. Le septième rapport périodique du Canada sera analysé par le Comité mercredi.

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