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Le commissaire aux langues officielles est inquiet du « ressentiment » envers le bilinguisme

Affiche annonçant des services bilingues

Affiche annonçant des services bilingues

Photo : Radio-Canada / François Pierre Dufault

Radio-Canada

Il y a encore du ressentiment envers les droits linguistiques reconnus par la Loi sur les langues officielles du Nouveau-Brunswick, 50 ans après son adoption, constate le commissaire aux langues officielles du Nouveau-Brunswick par intérim, Michel Carrier.

Il y a encore un manque de compréhension, a indiqué Michel Carrier, en entrevue à l’émission Information Morning, à la radio de CBC.

C’est le ressentiment d’avoir à accepter des droits légalement reconnus, des droits constitutionnels accordés à la minorité, mentionne-t-il.

Je pense qu’il est très difficile pour une majorité de bien comprendre de quoi il s’agit.

Michel Carrier, commissaire aux langues officielles du Nouveau-Brunswick

Toutefois, les rapports entre les deux communautés linguistiques est encore très bonne, ajoute-t-il.

Je crois qu’il y a encore des personnes qui pensent que ce n’est pas nécessaire et que c’est absurde. Mais je ne pense pas que ce soit la majorité.

Kris Austin s'adresse à ses militants.

«C’est la fondation, ce n’est que le début de ce qui va venir après», a lancé le chef Kris Austin à ses militants.

Photo : Radio-Canada / Pascal Poinlane

Invité à commenter l'élection de trois candidats de l’Alliance des gens du Nouveau-Brunswick, un parti politique que certains considèrent comme étant hostile à l’égard du bilinguisme, le commissaire indique que pour plusieurs Acadiens, ç'a été un message troublant.

Contre la façon d’appliquer le bilinguisme

L’Alliance des gens appuie le bilinguisme, mais pas la façon dont il est mis en oeuvre, affirme pour sa part la formation politique dans un communiqué rédigé en anglais en réaction aux propos du commissaire aux langues officielles.

Le parti cite en exemple le cas des ambulances. La formation politique prône de réduire les exigences linguistiques pour engager davantage de personnel, et ce, afin d’offrir un meilleur service pour toute la population, qu’elle soit francophone ou anglophone.

Selon les alliancistes, cette vision n’est pas en contradiction avec l'exigence du bilinguisme au Nouveau-Brunswick.

Deux ambulanciers et une policière traitent un individu transporté dans le camion sur une civière.

Des ambulanciers et une agente de la GRC à Moncton.

Photo : Radio-Canada / Catherine Allard

L'Alliance des gens du Nouveau-Brunswick est la résultante, à bien des égards, de la frustration du public à l'égard de la question linguistique, peut-on aussi lire dans le communiqué. Le parti ajoute que la frustration de nombreux anglophones est la conséquence des politiques des gouvernements précédents.

Nous n'avons pas créé ce désordre. [...] C'est injuste de nous blâmer.

Kris Austin, chef de l'Alliance des gens

Attention aux explications simplistes, avise le commissaire

À propos des ambulances, le commissaire avance que, comme plusieurs citoyens s’inquiètent des finances et de l'avenir de la province, cela peut les amener à croire à des explications simplistes qui mettent le bilinguisme en cause.

Le commissaire aux langues officielles par intérim, Michel Carrier.

Le commissaire aux langues officielles par intérim, Michel Carrier.

Photo : (archives)

Certains politiciens en profiteront, lance-t-il. Ils vont jouer cette carte populiste.

Malgré tout, M. Carrier croit qu’il faut pouvoir discuter du bilinguisme officiel et de la façon dont il est mis en œuvre. Vouloir remettre en question certains de ses aspects ne signifie pas que quelqu'un est un fanatique ou un raciste, ajoute-t-il.

Avec les informations de CBC

Nouveau-Brunswick

Francophonie