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Réactions face aux multiples surdoses récemment survenues à Windsor

Un comprimé coupé en deux de carfentanil.
Quatre personnes sont mortes d'un surdose en 24 heures à Windsor. Photo: Radio-Canada / Radio-Canada/CBC
Radio-Canada

Après plusieurs surdoses, dont quatre morts liées à la surconsommation de fentanyl au cours d'une fin de semaine, des experts se prononcent sur ce qu'ils qualifient de manque de volonté de la Ville et du gouvernement provincial dans la crise des opioïdes qui fait rage à Windsor et en Ontario.

Le député de Windsor-Tecumseh, Percy Hatfield, est déçu du gouvernement conservateur, qui limite le nombre de centres de prévention des surdoses.

Nous essayons de convaincre le gouvernement conservateur d'ajouter Windsor à la liste des villes qui devraient recevoir un centre de prévention des surdoses, soutient le député qui essaiera de parler à la ministre de la Santé et des Soins de longue durée de l'Ontario, Christine Elliott.

Marilou Gagnon est doctorante et professeure en soins infirmiers à l'Université de Victoria.

L'experte, qui suit de près la crise des opioïdes au Canada, qualifie la situation dans laquelle Windsor se trouve présentement de crise de santé publique.

Selon elle, les autorités ignorent la crise et ne communiquent pas avec le public. Ils ne démontrent pas le leadership qu'ils devraient démontrer, dit-elle.

Malheureusement, des gens sont morts et plus de gens vont continuer à mourir : ils [les autorités] ont du sang sur les mains.

Marilou Gagnon, professeure à l'Université de Victoria

Brandon Bailey, de la Société de prévention des surdoses de Windsor, raconte que lui et ses collègues traversent un moment douloureux.

Les efforts des autorités pour nous empêcher d'installer un centre de prévention des surdoses est en train de tuer des gens, tandis que nous devons sauver note communauté.

Brandon Bailey, Société de prévention des surdoses de Windsor

Les conseillers et la Ville continuent de nous dire qu'ils doivent consulter les résidents, mais ce qu'ils oublient, c'est que les toxicomanes et les sans-abri sont aussi résidents de Windsor, affirme-t-il.

L'homme ajoute que le centre temporaire de prévention des surdoses de la Société, qui a été forcé de déménager hier, n'avait reçu que des commentaires positifs de la part des gens qui l'utilisent.

La réponse des autorités

Au moment de l'écriture de l'article, le maire de Windsor, Drew Dilkens, n'avait pas répondu aux demandes d'entrevue. La ministre de la Santé et des Soins de longue durée, Christine Elliott a elle aussi été contactée pour des commentaires, mais n'a pas répondu.

La police de Windsor n'a pas donné plus de détails sur la circonstance des décès.

Une personne a survécu à une surdose, ce qui baisse le nombre de morts de la fin de semaine à quatre, et non cinq.

Windsor

Santé publique