•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La majorité des matières recyclables se retrouvent aux poubelles dans nos écoles

Photo: Radio-Canada/Jean-François Nadeau

Les contenants de collations et de dîners se retrouvent en grande quantité aux poubelles dans les écoles du Québec. Un projet pilote est toutefois mis de l'avant pour tenter de renverser la vapeur.

Un texte de Jean-François Nadeau

Selon une étude menée par la Communauté métropolitaine de Québec (CMQ), seulement 11 % des matières recyclables se retrouvent au recyclage dans les établissements scolaires. Ce pourcentage, bien que mesuré à Québec en 2014, serait non loin de la réalité pour le reste de la province, selon les responsables de l'étude.

« En comparaison, le taux de récupération dans les cégeps et universités, au Québec, atteindrait en moyenne 38 % et 48 % respectivement », souligne cette étude.

Le projet pilote lancé par la CMQ vise 10 écoles primaires et secondaires de la Capitale-Nationale, dont la polyvalente Joseph-François-Perrault. Des poubelles de recyclage ont été installées dans le gymnase, les corridors et dans chacune des classes de l'institution scolaire du chemin Sainte-Foy.

L'objectif est de récupérer les contenants comme les boîtes de jus, les contenants de yogourt, les berlingots et les contenants de fruits qui, trop souvent, sont jetés à la poubelle.

À Joseph-François-Perrault seulement, plus de 21 000 contenants multicouches, comme des berlingots et des boîtes de jus, sont utilisés chaque année. À Joseph-François-Perrault seulement, plus de 21 000 contenants multicouches, comme des berlingots et des boîtes de jus, sont utilisés chaque année. Photo : Radio-Canada/Jean-François Nadeau

Le projet pilote est administré par l'organisme Québec'ERE. Sa directrice générale, Barbara Genest, ne blâme pas les élèves pour le faible taux de recyclage.

Comment voulez-vous qu'ils le fassent si les bacs de recyclage ne sont pas appropriés, si ce n'est pas organisé, s'ils n'ont pas de conteneurs, si l'équipe de conciergerie n'est pas avisée de tout ça? évoque Barbara Genest.

Milliers de contenants à récupérer

À l'école secondaire Joseph-François-Perrault, plus de 21 000 contenants multicouches, comme des berlingots et des boîtes de jus, sont utilisés chaque année. Les recycler pourrait faire une différence pour l'environnement, selon Barbara Genest.

C'est significatif. Pour tous ceux qui souhaitent un jour voir l'incinérateur fermer, on n'est pas rendus là. On ne se rendra probablement pas là, mais si on va chercher la matière récupérable et qu'on arrête de l'incinérer pour rien, c'est gagné. C'est fantastique, explique-t-elle.

Des affiches ont été installées à différents endroits dans l'école pour expliquer le projet pilote. Des représentants de Québec'ERE vont aussi faire des présentations dans les classes.

La directrice générale de Québec'ERE, Barbara GenestLa directrice générale de Québec'ERE, Barbara Genest Photo : Radio-Canada/Jean-François Nadeau

Une des particularités du projet de recyclage, c'est que les élèves n'ont pas à rincer leurs contenants de nourriture avant de les mettre au recyclage. Ils doivent seulement s'assurer qu'ils sont bien vides. Les contenants de recyclage jaunes placés dans les classes seront vidés trois fois par semaine.

Réponse favorable

Dès la première journée, après le dîner, plusieurs élèves semblaient sensibilisés et disposaient de leurs contenants vides au bon endroit.

La plupart du temps, je vois les contenants recyclables à la poubelle, mais avec le nouveau système, je crois que ça devrait conscientiser les jeunes qu'il faut les recycler, soutient une élève de 1ere secondaire, Léa Carrier.

Je trouve que c'est vraiment une bonne idée. C'est vrai qu'on pourrait recycler mieux et de la bonne façon, estime une autre élève, Léa Bisani.

Poubelle de recyclagePoubelle de recyclage Photo : Radio-Canada/Jean-François Nadeau

Même s'ils sont favorables à l'initiative, d'autres croient qu'il faudra marteler davantage le message pour inciter un changement de comportement.

J'ai l'impression que l'idée est extrêmement positive. J'ai l'impression que ça part de très, très bonnes intentions, mais je me demande si les élèves vont vraiment participer à ce projet-là, affirme une élève de 5e secondaire, Célestine Uhde.

Elle souhaite tout de même que le projet pilote soit un premier pas vers d'autres initiatives vertes.

Il faut qu'il y ait des assiettes réutilisables à la cafétéria. Il faut qu'il y ait plus de micro-ondes. Il faut qu'il y ait du compostage scolaire aussi, dit-elle.

Les effets du projet pilote seront mesurés le printemps prochain. S'il s'avère efficace, des mesures similaires pourraient être implantées dans d'autres écoles de la région.

Éducation

Environnement