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Marie-Claire Blais remporte le Grand Prix du livre de Montréal 2018

Les deux femmes regardent la caméra et sourient.

Marie-Claire Blais en compagnie de Christine Gosselin, membre du comité exécutif de la Ville de Montréal, responsable de la culture, du patrimoine et du design

Photo : Catherine Lefebvre Alain Maheu

Radio-Canada

L'écrivaine Marie-Claire Blais est la lauréate du Grand Prix du livre de Montréal 2018 pour son roman Une réunion près de la mer, paru aux Éditions du Boréal.

Le roman de Marie-Claire Blais a remporté les faveurs du jury, présidé par l'écrivaine et professeure Catherine Mavrikakis. Le jury était également composé de la poète et membre de l’Académie des lettres du Québec Martine Audet, de la professeure et vice-présidente de la Fondation Émile-Nelligan, Marie-Andrée Beaudet, de l’auteur et comédien Simon Boulerice, de la traductrice littéraire Karen Ocana, et du libraire et gestionnaire à la librairie Monet Mike Vienneau.

Couverture du livre, Une réunion près de la mer, de Marie-Claire BlaisAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Couverture du livre, Une réunion près de la mer, de Marie-Claire Blais

Photo : Éditions Boréal

Une réunion près de la mer est le dixième et dernier roman de la série Soifs. Le roman de Marie-Claire Blais embrasse l’Amérique des tireurs fous et des luttes pour les droits civiques, les guerres et les catastrophes qui ont marqué le dernier siècle, par le biais d’une réunion familiale qui se déroule sur une île en bordure de la mer des Caraïbes et du golfe du Mexique.

Le jury a été conquis par « l’humanité (qui va bien au-delà de l’humain) du livre de Marie-Claire Blais, par l’infinie compassion qui s’impose à travers le récit. Donnant refuge dans son roman aux souffrances, aux injustices, aux horreurs de notre époque, Blais crée une terre d’asile, la littérature, pour penser l’hospitalité à travers la phrase. Elle pose l’art comme lieu privilégié, voire sacré, où peut prendre place une véritable réflexion éthique sur l’importance de l’amour, de l’empathie, de la compassion dans nos vies. »

Les autres œuvres en lice étaient Les noyades secondaires, un recueil de nouvelles de Maxime Raymond Bock, L’herbe pousse et les dieux meurent vite, un recueil de poésie de François Charron, La dévoration des fées, un recueil de poésie de Catherine Lalonde, et Routes secondaires, un roman d’Andrée A. Michaud. Les finalistes ont reçu chacun une bourse de 1000 $.

« Durant les délibérations, il y a eu beaucoup de moments de joie graves, alors que nous découvrions de grands textes, des livres forts qui, nous le pensons, marquent déjà l’histoire. Ces temps de reconnaissance évidente d’ouvrages qui laisseront leur empreinte sur leur époque et sur la vie à Montréal ont été une récompense pour chacun des membres du jury », a indiqué Catherine Mavrikakis.

Le prix est accompagné d’une bourse de 15 000 $ et comprend une tournée de promotion dans l’un des pays francophones membres de l’Association internationale des études québécoises, partenaire du Grand Prix du livre de Montréal.

Créé en 1965, le Grand Prix du livre de Montréal est une récompense de la Ville de Montréal accordée à une autrice ou un auteur de Montréal ou dont le livre est publié par une maison d’édition montréalaise, pour un ouvrage paru récemment et s’étant démarqué par sa facture et son originalité exceptionnelles.

Marie-Claire Blais a été finaliste pour la première fois au Grand Prix du livre de Montréal en 1966, et plusieurs fois par la suite. Elle a remporté ce prix une première fois en 2012 pour son roman Le jeune homme sans avenir.

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