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Il reçoit 1500 textos en 2 mois de la part de son ex

Un gros plan sur les mains d'une femme tenant un téléphone intelligent. Les ongles rouges de la femme sont éclairés par l'écran.
Isabelle Saint-Louis aurait envoyé jusqu'à 50 textos par jour à son ex-conjoint après leur rupture. Photo: iStock
Radio-Canada

Une victime de harcèlement et de menaces s'est présentée au palais de justice de Drummondville pour connaître la peine de son agresseuse. La particularité dans cette affaire, c'est que la victime est un homme.

Léopold Stéphane Lévesque a été harcelé par son ex-conjointe, qui lui a envoyé quelque 1500 textos dans les deux mois suivant leur séparation, après qu'ils eurent eu trois enfants et partagé 28 années de vie commune.

La juge au dossier a décidé lundi de faire produire un rapport présentenciel. Le dossier d'Isabelle Saint-Louis a donc été reporté pro forma au 18 janvier prochain.

Léopold Stéphane Lévesque rapporte avoir subi plusieurs formes de violence pendant sa relation avec son ex-conjointe.

Le palais de justice de DrummondvilleLe palais de justice de Drummondville Photo : Radio-Canada / Martin Bilodeau

Les accusations retenues contre Isabelle Saint-Louis ne portent cependant que sur du harcèlement et des menaces. La femme a été reconnue coupable en septembre de ces deux chefs d’accusation.

Léopold Stéphane Lévesque dit avoir mis fin à sa relation avec Isabelle Saint-Louis pour briser le cycle de la violence conjugale.

Quand mon gars, en 2016, s’est levé à 2 heures du matin parce que je venais de manger une claque pendant la journée, et qu’il m’a dit : “Papa, je m’en viens te protéger”… Il avait 9 ans. Je me suis dit : “c’est fini, il faut que je parte”.

Léopold Stéphane Lévesque

Une situation taboue

Léopold Stéphane Lévesque souhaite maintenant mieux faire connaître la réalité des hommes victimes de violence. C’est ma mission, explique-t-il, en rapportant que plusieurs hommes lui ont écrit pour solliciter son aide ou l’encourager à parler publiquement pour briser le tabou.

Il dit avoir eu de la difficulté à dénoncer son ex-conjointe.

Le Centre d'aide aux victimes d'actes criminels (CAVAC) confirme que les hommes ont encore du mal à dénoncer ce genre de situation. Pourtant, ils constituent 30 % de la clientèle de l'organisme.

Je vous dirais que dans notre société, que les hommes puissent vivre des choses difficiles, que les hommes puissent souffrir, que les hommes puissent être en détresse, c’est encore quelque chose de tabou, en effet, et c’est pour ça que c’est hyper important d’en parler, plaide la directrice du CAVAC Centre-du-Québec, Sophie Bergeron.

D'après elle, le tabou vient du fait que les hommes s'imaginent qu'ils « doivent être forts » et « capables de passer à travers tout ».

Mauricie et Centre du Québec

Crimes et délits