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Une usine de granules à Lac-au-Saumon

Machine

L'entreprise originaire de Granby s'est installée dans les locaux de Cédrico de Lac-au-Saumon.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

Radio-Canada

Une usine de granules a ouvert ses portes il y a quelques mois, à Lac-au-Saumon. L'ouverture amène la création d'une douzaine d'emplois dans la municipalité.

Un texte de Jean-François Deschênes

Le copropriétaire de Pro Flam, Jacques McLean, précise que l’objectif est d’augmenter ce nombre à une trentaine de travailleurs. Le but est aussi d’investir un total de 20 millions de dollars pour permettre la production de 125 000 tonnes de granules, un produit fabriqué à partir de résidus de bois francs.

L'entreprise produit principalement du granule qui sert de litière pour animaux. Mais depuis peu, elle exporte en Italie, via le port de Montréal assure M. McLean. En Europe, son produit sert plutôt au chauffage précise-t-il.

Jacques McLean n’a pas voulu commenter avant l’inauguration officielle qui doit avoir lieu à la fin du printemps.

Le maire de Lac-au-Saumon, Gérard Grenier, quant à lui ne cache pas sa joie de voir une nouvelle entreprise sur son territoire. Il espère que les nouveaux travailleurs choisiront sa municipalité pour s’installer.Ça fait du bien d’entendre des nouvelles comme ça de temps en temps,it-il après une série de mauvaises nouvelles notamment la fermeture de la congrégation de religieuses et les problèmes avec son réseau d’eau potable.

Granules de bois dans une main

Les granules de bois de l'entreprise PRO FLAM

Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

Marché saturé au Québec

Il existe une quinzaine de producteurs de granules dans la province selon le directeur du Groupe granules du Bureau de promotions des produits de bois du Québec, John Arsenault.

Les usines produisent 300 000 tonnes par an. La moitié des granules est vendu ici et l’autre moitié est exportée. Les usines québécoises ont la capacité de produire encore 150 000 tonnes supplémentaires.

Des granules de bois dans des sacs.

Des granules de bois.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

L’Europe

La grande majorité des exportations est vendue aux États-Unis. Mais M. Arsenault ajoute que l'avenir est très prometteur du côté de l'Europe, un marché qui représente aujourd'hui seulement 10 % des exportations.

Là-bas, il y a 30 millions de tonnes de granules qui sont consommées chaque année, dit-il. Ce nombre augmente d’un million de tonnes par an ce qui rend ce marché très attrayant. C’est sans parler du marché mondial qui lui, progresse à un rythme de 2 millions de tonnes par année.

John Arsenault est convaincu que les producteurs québécois peuvent prendre leur place. « Avec la biomasse qu’on a de disponible au Québec, il y a un potentiel d’insérer quelques centaines de milliers de tonnes de production dans le marché mondial. »

Des producteurs québécois comme Pro Flam veulent profiter de cette opportunité. D'ailleurs, des projets sont en préparations selon M. Arsenault. Les projets d’usines de granules qui s’annoncent sont relativement gros, en fait des producteurs plus gros que les producteurs existants actuellement et chacun de ces producteurs-là, qui sont en projet, se sont associés avec des acheteurs industriels à grand volume.

Il précise que le gouvernement peut aider à profiter de cette manne en adaptant les installations portuaires parce que les granules ont besoin de très grandes aires d’entreposage.

Des granules de bois.

Des granules de bois.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada a tenté d'en savoir plus sur l'avenir du projet d'usine de granules annoncé il y a quelques années pour les municipalités de Causapscal et de Saint-Jean-de-Dieu.

Le syndicat des producteurs forestiers du Bas-Saint-Laurent qui a payé pour l'étude de faisabilité n'a pas eu de nouvelles des promoteurs, La Compagnie Biopellets, mais le projet est toujours dans les plans selon le syndicat.

Gaspésie et Îles-de-la-Madeleine

Économie