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Bombardier-Alstom fournira 153 voitures de métro AZUR de plus à Montréal

La première voiture de métro AZUR a fait son apparition en février 2016 sur le réseau de la STM.

La première voiture de métro AZUR a fait son apparition en février 2016 sur le réseau de la STM.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le consortium Bombardier-Alstom fournira 153 voitures AZUR additionnelles pour le métro de Montréal, soit 17 rames de 9 voitures.

Bombardier a précisé par voie de communiqué, lundi, que la valeur du contrat s'élève à 447,7 millions de dollars canadiens.

La part de Bombardier est évaluée à 281 millions de dollars et celle d'Alstom à 167 millions de dollars.

La majeure partie de la fabrication et la totalité de l'assemblage final de ces véhicules additionnels se feront à l'usine de Bombardier Transport à La Pocatière, dans le Bas-Saint-Laurent.

Tout comme dans la première phase du projet, Alstom fournira les bogies et les moteurs, ainsi que les systèmes de contrôle de train, de communication, d'information passagers et de vidéosurveillance.

En plus du projet de bogies, notre partenariat avec la STM s’étend également au centre de contrôle du métro de Montréal. Nous sommes ravis de pouvoir continuer à travailler avec eux sur l’emblématique système de métro de Montréal.

Angelo Guercioni, directeur général d'Alstom Canada

Près de 170 employés de Bombardier seront affectés à cette nouvelle commande, qui mettra aussi à contribution 70 employés de l'usine d'Alstom de Sorel-Tracy.

Bombardier-Alstom ajoute qu'« avec 60 % de contenu canadien, cette commande s'appuiera sur un réseau de plusieurs centaines de fournisseurs à travers le Québec ».

Nous nous réjouissons de cette annonce qui permet de maintenir des centaines d’emplois autant à notre usine de La Pocatière qu’à notre siège social nord-américain à Saint-Bruno.

Benoit Brossoit, président, région Amériques, chez Bombardier Transport

Québec veut voir l'usine de La Pocatière durer et performer

Ravie de voir se concrétiser ce contrat qui avait été annoncé le printemps dernier par le gouvernement libéral de Philippe Couillard, la ministre déléguée au développement économique régional, Marie-Ève Proulx, a souligné qu’il s’agit d’une « excellente nouvelle » pour l’économie locale et les nombreux fournisseurs de Bombardier et d’Alstom.

« Ce contrat […] permettra le soutien de plusieurs emplois spécialisés de qualité chez Bombardier à La Pocatière, en plus de consolider des emplois pour l'autre partenaire du consortium, Alstom, à Sorel-Tracy. », a-t-elle déclaré dans un communiqué.

Questionné lundi matin en conférence de presse sur l’avenir de l’usine Bombardier de La Pocatière, qui dépend beaucoup des contrats gouvernementaux pour survivre, le ministre de l’Économie et de l’Innovation, Pierre Fitzgibbon, a expliqué que la construction des trains AZUR génère beaucoup d’expertise dans cette usine.

Il entend notamment discuter de l’avenir de cette usine lors de sa prochaine rencontre avec le président de Bombardier, Alain Bellemare.

La Pocatière est carrément une usine qu’on veut voir performante et dans mes discussions futures avec M. Bellemare, ça sera de voir […] comment on en fait une entité performante.

Pierre Fitzgibbon, ministre de l’Économie et de l’Innovation

Conçus spécialement pour le réseau de métro de Montréal, les trains AZUR sont entrés en service à Montréal en février 2016.

Plus spacieuses et reliées entre elles par des passerelles, les voitures de métro AZUR peuvent embarquer 8 % de passagers de plus que les anciens wagons, ce qui représente une capacité de plusieurs millions de passagers de plus chaque année pour le métro de Montréal.

Histoire d'un contrat sans appel d'offres

Le constructeur canadien Bombardier et le français Alstom ont entrepris le développement et la construction des trains AZUR en 2010 au terme d’une longue bataille juridique d’Alstom qui contestait l’attribution du contrat d’un milliard de dollars à Bombardier sans appel d’offres.

En mai 2006, le gouvernement libéral de Jean Charest avait annoncé le remplacement des trains du métro de Montréal, qui dataient des années 1960. Afin d’encourager l’économie et l’industrie locales, le gouvernement avait attribué directement le contrat à Bombardier, sans appel d’offres.

Or, cette pratique était jugée contraire aux règles habituellement suivies lors de l’attribution de contrats publics, a fait valoir Alstom devant les tribunaux.

Les deux constructeurs ont finalement accepté de se partager le travail en formant un consortium.

Le 22 octobre 2010, le gouvernement du Québec signait un contrat de gré à gré de 1,2 milliard de dollars avec Bombardier et Alstom pour la construction de 468 voitures pour 52 rames de métro.

Une loi spéciale avait d'ailleurs été adoptée à l'Assemblée nationale pour permettre au gouvernement du Québec d'octroyer ce contrat sans appel d'offres.

La part de Bombardier était à l’époque de 742 millions de dollars et celle d'Alstom de 493 millions.

Avec les informations de La Presse canadienne

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