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  • Envoyé spécial
  • Trudeau espère la fin des tarifs douaniers sur l’acier et l’aluminium d’ici la fin du mois

    Les explications de Philippe-Vincent Foisy
    Radio-Canada

    Le premier ministre Trudeau aimerait que l'administration américaine retire les tarifs douaniers sur l'acier et l'aluminium canadien d'ici le sommet du G20, qui se déroulera les 30 novembre et 1er décembre en Argentine.

    Un texte de Philippe-Vincent Foisy, correspondant parlementaire et animateur du Balado La mêlée politique

    Le premier ministre a conclu lundi matin la première partie de son voyage d’une dizaine de jours qui commençait à Paris pour les commémorations du centième anniversaire de l’armistice. Samedi, lors d’un dîner officiel, Justin Trudeau a discuté pendant « quelques minutes » avec Donald Trump.

    « Comme j’ai dit plusieurs fois et j’ai dit directement au président lors de notre bref échange, ces tarifs sur l’acier et l'aluminium sont dérangeants et causent de l’incertitude pour les travailleurs canadiens et aussi l'industrie aux États-Unis », a affirmé Justin Trudeau lors d'une conférence de presse à l’ambassade canadienne à Paris.

    Il n’a pas voulu donner plus de détails sur ce que le Canada est prêt à concéder pour que l’administration retire les tarifs douaniers.

    « Je ne vais pas négocier en public », a-t-il indiqué.

    Selon Justin Trudeau, Donald Trump lui aurait répondu « qu’il a hâte de travailler ensemble pour améliorer nos échanges commerciaux ».

    Les deux dirigeants sont à couteaux tirés depuis quelques mois, notamment après le G7 de Charlevoix en juin où Donald Trump avait accusé Trudeau d’avoir été « malhonnête et faible ». L’administration américaine impose toujours des tarifs douaniers sur l’aluminium et l’acier canadien, malgré la conclusion de la renégociation de l’ALENA.

    Quelques mots avec Poutine

    Le premier ministre a aussi expliqué pourquoi il n’a pas abordé l’enjeu de l’Ukraine et de l’annexion de la Crimée par la Russie avec Vladimir Poutine.

    Il a uniquement souligné « l’extraordinaire sacrifice » fait par le peuple russe durant les deux guerres mondiales.

    Les relations entre Moscou et Ottawa sont aussi tendues depuis l’expulsion de diplomates russes dans la foulée de l’empoisonnement d’un ex-espion en Grande-Bretagne.

    Le président russe était assis à côté de Justin Trudeau lors de l’ouverture du Forum sur la paix.

    « J’ai toujours été sans équivoque sur ma position et celle des Canadiens à propos de l’Ukraine et des interférences russes dans le monde, a-t-il affirmé. Mais c’était un moment où il était important de souligner que c'était un bon signe qu’il soit à Paris pour une conférence sur la paix. »

    Affaire Khashoggi

    Le premier ministre Trudeau a aussi affirmé que les agences de sécurité canadiennes ont entendu les enregistrements concernant l'assassinat du journaliste saoudien Jamal Khashoggi le mois dernier.

    La Turquie a transmis aux États-Unis, à la France, à l'Allemagne et au Royaume-Uni ces enregistrements.

    M. Trudeau n’a toutefois pas voulu donner plus de détails, n’ayant pas entendu lui-même le contenu de ces enregistrements.

    « Les agences de sécurité canadiennes ont travaillé en collaboration avec les autorités turques, a-t-il expliqué. J’ai eu une conversation avec le président turc Recep Tayyip Erdogan il y a quelques semaines et nous avons eu un bref échange ici à Paris où je l’ai remercié pour son leadership. »

    « Nous continuons de travailler avec nos alliés sur l’enquête du meurtre et nous continuons de parler avec nos alliés sur les prochaines étapes en ce qui concerne l’Arabie saoudite », a-t-il ajouté.

    La suite des choses

    Justin Trudeau s’est envolé par la suite vers Singapour, où il participera dès mardi au sommet de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ASEAN).

    Au cours des trois prochains jours, le premier ministre compte renforcer les liens commerciaux du Canada avec cette région du monde en pleine croissance économique.

    Il espère d’ailleurs pouvoir faire des avancées en matière de libre échange avec ce bloc de dix pays. M. Trudeau n’a toutefois pas voulu dire s’il allait annoncer le début de négociations officielles d’un accord de libre-échange avec l’ASEAN.

    « On va continuer de travailler avec les pays de l’ASEAN en vue d’un accord commercial. Nous aurons des choses à annoncer en temps et lieu », a-t-il expliqué, sans vouloir dire s’il allait annoncer des réussites concrètes à la fin du sommet.

    Le premier ministre Trudeau rencontrera aussi son homologue chinois plus tard cette semaine.

    Politique fédérale

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