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Le génie en effervescence à Polytechnique

Le reportage de Michel Marsolais

Près de 3000 personnes se sont présentées samedi à la journée « portes ouvertes » de l'École polytechnique de Montréal. Un événement de recrutement pour préparer la relève dans une économie ou les besoins des spécialistes en technologies sont immenses. Il y a déjà plus de 62 000 ingénieurs au Québec et la demande pour leurs services ne cessent de grandir dans une foule de nouveaux domaines.

Un texte de Michel Marsolais

Des drones intelligents, des canots en béton, des véhicules de tout genre y compris des voitures solaires. L'École polytechnique reste un laboratoire de nouvelles idées.

« On est de plus en plus en train de pousser et de faire une voiture conventionnelle. Des voitures qu'on pourra fabriquer bientôt », assure Laurent Blair, membre de l’équipe Esteban, une voiture solaire qui en est à sa 9e version.

Dans une économie qui carbure aux nouvelles technologies, la journée « portes ouvertes » de l'école polytechnique attire toujours les foules. Il faut dire que tous les secteurs de pointe sont en mal d'ingénieurs.

« Tout ce qui est technologie informatique et logicielle, on est vraiment dans une effervescence dans ces domaines-là. Tous les programmes de génie sont populaires. Il y a du placement à 98 % dans toutes les spécialités », explique Sophie Larivée, directrice du recrutement à l’École polytechnique de Montréal.

« On regarde juste les enjeux reliés aux manufacturiers intelligents dans le contexte de l'industrie 4.0. Dans les convergences de technologie, on parle de sciences des données, d’intelligence artificielle, de robotique, de chaîne d'approvisionnement. Et les ingénieurs doivent apprendre à travailler ensemble », précise François Bertrand, directeur de la formation et de la recherche.

Le secteur de la cybersécurité est aussi en ébullition.

« On a besoin de former des gens pour qu'ils puissent répondre à ces enjeux de façon adéquate », ajoute M. Bertrand.

Malgré les perspectives d’avenir favorables pour les finissants, Polytechnique doit faire du recrutement à l’étranger. Sur les 8600 étudiants, 30 % viennent maintenant d’autres pays, principalement de France et de Belgique. Ces étudiants semblent y trouver leur compte.

« Maintenant que je suis ici, la qualité de vie me fait rester et je compte rester par la suite au Canada », affirme Margaux Fareng, étudiante de troisième année.

« L'aspect important, c'est l'aspect entrepreunarial. On gère comme une mini entreprise et ça nous donne des compétences qui sont très favorables pour le monde professionnel, surtout en tant qu'ingénieur », ajoute un étudiant belge.

Stéphane Brabant, employé de Bombardier aéronautique, avait amené son fils de secondaire 2, Loïc, à cette journée portes ouvertes.

« Je crois que ça se prépare jeune », explique M. Brabant. « Il aime déjà le génie mécanique. »

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