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Aide internationale : le Canada veut davantage de planification familiale

Une femme qui tient un bébé dans ses bras est assise près de deux enfants.
Une famille d'Afghans déplacée à l'intérieur du pays est assise à l'intérieur d'une tente dans un camp de réfugiés de la province d'Herat. Photo: Reuters / Mohammad Ismail
La Presse canadienne

Le Canada veut inciter les autres pays du monde à inclure davantage de planification familiale dans leur aide internationale, pour que les organismes qui travaillent dans ce domaine puissent offrir toute une gamme de services, dont l'avortement.

Ottawa constate une certaine frilosité de certains pays, qui ne s'engagent pas tous au même niveau quant à la planification familiale, ce qui inclut également la contraception.

Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), 214 millions de femmes qui veulent retarder la venue d'un prochain enfant ou qui ne souhaitent plus en avoir n'utilisent aucun moyen de contraception.

La ministre fédérale du Développement international, Marie-Claude Bibeau, est arrivée à Kigali, au Rwanda, dimanche, afin de participer à la Conférence internationale sur la planification familiale qui se déroulera de lundi à jeudi.

Selon Mme Bibeau, les pays discutent beaucoup de ces sujets lors de grandes rencontres internationales comme celles-ci, mais l'engagement varie beaucoup entre les pays.

En entrevue avec La Presse canadienne dimanche matin, Mme Bibeau s'est engagée à porter le message « franc » du Canada sur l'importance d'offrir tous les services relatifs à la planification familiale, dont certains sont controversés dans certains pays.

À l'arrivée au pouvoir de Donald Trump en 2017, l'un de ses premiers gestes en tant que président des États-Unis a été d'interdire le financement à des organismes internationaux qui appuient l'avortement.

« Le Canada a un rôle très, très important à jouer en ce moment, pour en parler de façon très ouverte et s'assurer que la conversation demeure large, que la conversation ne va pas en rétrécissant. On parle de tout et on en parle ouvertement », a-t-elle expliqué.

La plupart des pays choisissent de se concentrer sur la santé maternelle et sur la santé des enfants, qui est très importante, mais qui demeure insuffisante, selon le Canada.

Le gouvernement Trudeau estime que pour enrayer la pauvreté dans les pays en développement, il faut permettre aux femmes d'être éduquées sur le sujet de la santé sexuelle et reproductive et d'avoir accès à de la contraception, et éventuellement à des avortements légaux et sécuritaires.

« Ce qu'on veut, c'est que chaque grossesse et chaque enfant soit désiré, et que les mamans aient les moyens, qu'elles soient prêtes à accueillir cet enfant-là », a expliqué Mme Bibeau.

« Si on sait qu'il faut mettre fin à la pauvreté, il faut travailler sur toutes les barrières qui font en sorte que les filles, les femmes, n'ont pas la possibilité de développer leur plein potentiel. Pour que ça se fasse, ça commence par avoir le contrôle sur leur propre corps », a-t-elle poursuivi.

Initiative néerlandaise

Lorsque Donald Trump avait décidé de retirer l'appui des États-Unis aux organismes pro-avortement, les Pays-Bas avaient voulu lancer un mouvement pour combler le manque de financement. L'initiative She Decides vise à mobiliser des pays pour qu’ils s'engagent à augmenter leur financement afin de permettre aux filles et aux femmes de décider de leur santé sexuelle.

Mis à part les ministres du Canada et des Pays-Bas, ceux du Danemark, de la Finlande, de la France et de la Belgique y participent et se réunissent

À la première conférence, en mars 2017, les pays membres s'étaient engagés à verser environ 200 millions de dollars aux organismes affectés par le retrait des Américains.

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