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L'armée américaine attend les migrants à la frontière mexicaine

Des militaires américains se préparent à l'arrivée de migrants à la frontière américaine.

Photo : Reuters

Radio-Canada

Des policiers et des militaires américains ont procédé à des exercices à la frontière entre le Mexique et le Texas, dimanche, avant l'arrivée des caravanes de migrants que le président Donald Trump souhaite repousser.

Pour le moment, les milliers de migrants ont repris la route vers le nord, après quelques jours de repos à Mexico. Ils se trouvent toujours à plus de 1800 kilomètres de la frontière.

Les autorités mexicaines leur ont d’ailleurs donné un coup de main pour qu'ils trouvent un moyen de poursuivre leur chemin vers la frontière américaine.

Lorsqu’ils ont quitté Mexico, par exemple, les migrants ont pu prendre des trains nolisés spécialement pour eux, et ont été transportés vers un péage situé au nord de la ville. Ils ont alors formé des files bien ordonnées pour monter à bord de camions qui souhaitaient les aider à parcourir une partie de la route.

Dans l’État du Querétaro, des policiers ont ensuite aidé plusieurs migrants à trouver d'autres camions pour les transporter, plutôt que de les laisser interpeller eux-mêmes les conducteurs.

Le gouvernement du Querétaro a fait savoir que 6531 migrants s'étaient déplacés sur son territoire, entre vendredi et samedi. Parmi ceux-ci, 5771 sont partis dimanche matin après avoir été hébergés dans l'un des abris préparés pour eux.

Ces chiffres semblaient plus importants que le décompte effectué par les autorités de la ville de Mexico. D'autres migrants pourraient donc s'être joints à la caravane.

Un enjeu de campagne

Donald Trump parle aux micros des journalistes.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le président américain s'est adressé aux journalistes avant de quitter la Maison-Blanche vendredi.

Photo : Reuters / Kevin Lamarque

La caravane est devenue un enjeu de campagne lors des élections de mi-mandat aux États-Unis et le président Donald Trump a ordonné le déploiement de plus de 5000 soldats à la frontière.

M. Trump a également insinué sans preuve qu'il y avait des criminels ou même des terroristes dans le groupe.

Vendredi, le président américain a signé un décret interdisant l’octroi du statut de réfugié aux migrants entrant illégalement aux États-Unis.

Il a annoncé qu’il pourrait déployer 10 000 soldats en plus des 5000 déjà postés à la frontière.

Le Mexique a offert aux migrants de leur donner l'asile, et de leur accorder des visas de travail. Les autorités ont délivré 2697 visas temporaires à des personnes et à des familles en attente de leur demande de statut permanent.

Mais la plupart des migrants veulent aller aux États-Unis.

« [Aux États-Unis], nous pouvons gagner plus et donner quelque chose à notre famille. Au Honduras, même lorsque nous voulons donner quelque chose à nos enfants, nous ne pouvons pas, car le peu que nous gagnons, c'est uniquement pour la nourriture, pour payer la maison et la lumière, rien d'autre », a relaté Nubia Morazan, une Hondurienne âgée de 28 ans, qui se préparait à partir dimanche avec son mari et ses deux enfants.

Avec les informations de Associated Press

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