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Des clubs de motoneige de l'Abitibi-Témiscamingue veulent plus de financement

Un groupe de motoneigistes sur un sentier.
Un groupe de motoneigistes sur un sentier. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Des clubs motoneigistes de plusieurs régions du Québec dont ceux de l'Abitibi-Témiscamingue veulent obtenir plus de financement pour remplir leur mission. Ils exigent de la Fédération des clubs de motoneigistes du Québec (FCMQ) un partage équitable des ressources financières entre ses membres. Une demande qui semble avoir été entendue par la FCMQ.

Un texte de Boualem Hadjouti

Plusieurs clubs de motoneige ont des ressources financières limitées alors qu'ils doivent entretenir des centaines de kilomètres de sentiers.

C'est le cas du Club motoneigistes de Rouyn-Noranda qui couvre 300 km de sentiers.

Son président Philippe Nantel affirme que son organisation doit composer avec des budgets extrêmement serrés chaque année.

On est plusieurs clubs à avoir demandé à la fédération de revoir la répartition de la richesse parce qu'on a des clubs qui sont en difficultés financières étant donné qu'on a beaucoup de surfaçage et de km à entretenir, versus à d'autres clubs qui ont moins de km et on beaucoup plus de membres que nous, explique Philippe Nantel.

Selon lui, la répartition de la richesse n'est pas équitable entre les clubs. L'Abitibi-Témiscamingue est une région très sollicitée par les motoneigistes à la grandeur du Québec et même des visiteurs ontariens et américains, ça fait qu'on a beaucoup plus de dépenses que ça nous cause des problèmes, dit-il.

Un sentier de motoneige.Un sentier de motoneige à Shawinigan. Photo : Radio-Canada / Josée Ducharme

Le Club motoneige Val-d'Or doit entretenir près de 700 km de sentiers.

C’est d’ailleurs l’un des plus grands clubs de la province en termes de distance à couvrir.

Pourtant, il a besoin de près de 150 000 $ supplémentaires chaque année pour assurer sa mission, affirme le président Denis Lefebvre.

Il espère que le cri du cœur lancé par les clubs de la région sera entendu par la fédération.

Actuellement, les revenus des ventes de droits d'accès demeurent la propriété du club moins une portion qui va à la fédération. Mais les deux tiers restent au club. Mais que tu aies besoin ou pas, tu as l'argent en main, donc tu n'es pas obligé de la donner à quelqu'un d'autre, explique Denis Lefebvre.

Mais nous autres on est en manque parce qu'on n'a pas assez de membres tandis qu'il y a une dizaine de clubs dans la province qui ont beaucoup de membres, donc ils ont beaucoup d'argent et ils peuvent [planifier] des budgets et le surplus ils le placent. Mais tout ça va se terminer, ajoute-t-il.

La FCMQ promet d'agir

De son côté, la fédération affirme qu'après 44 ans d'existence, elle est prête à revoir ses façons de faire.

Selon la responsable des relations avec les médias, Marilou Perreault, la réflexion a été enclenchée après le congrès de septembre dernier.

Nous en tant que fédération, on a entendu ça de nos clubs. On est en train de réfléchir à qu'est-ce qu'on peut proposer aux clubs, en faisant le tour des régions.

Marilou Perreault

On a des clubs qui nous ont envoyé leurs suggestions, leurs inquiétudes, on prend ça en considération, dit-elle. On est en train de voir qu'est-ce qu'on pourrait proposer pour aider ces clubs pour [leur permettre] de bien faire leur activité première qui est d'entretenir les sentiers. On n'a pas de scénario en ce moment précis de comment le faire, on est en période de collecter de l'information pour essayer des façons de faire dans les régions, mais avec quand même des nuances.

La FCMQ mène actuellement un projet pilote dans les régions de la Gaspésie et les Laurentides dans le cadre du programme Objectif 2020.

Elle compte tester des solutions qui pourront être appliquées dans d’autres régions.

L'organisation affirme que le motoneigiste est au cœur de ses préoccupations.

Quant à l'idée de regrouper des clubs lancée lors du congrès de septembre, l'Abitibi-Témiscamingue ne croit pas qu'elle est prête à faire ce changement étant donné la grandeur du territoire.

Abitibi–Témiscamingue

Société