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Envoyé spécial

Des visiteurs de partout dans le monde soulignent les 100 ans de l'Armistice à Paris

Deux personnes portant des imperméables brandissent de petits drapeaux australiens ornés de coquelicots rouges dans une rue de Paris.

Des personnes de partout à travers le monde sont venues à Paris, dimanche, pour rendre hommage aux soldats décédés lors de la Première Guerre mondiale.

Photo : Radio-Canada / Philippe-Vincent Foisy

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des milliers de personnes ont bravé la pluie à Paris pour assister aux célébrations du 100e anniversaire de l'Armistice, sur les Champs-Élysées. Des jeunes et des vieux venus d'un peu partout dans le monde voulaient rendre hommage aux millions de morts de la Première Guerre mondiale.

Un texte de Philippe-Vincent Foisy, correspondant parlementaire à Ottawa

Le premier ministre du Canada Justin Trudeau a assisté à la cérémonie internationale sous l’Arc de Triomphe, aux côtés de nombreux autres chefs d’État et de gouvernement, dont Donald Trump, Angela Merkel, Vladimir Poutine, Benyamin Netanyahou et Recep Tayyip Erdogan.

Le périmètre de sécurité était d’ailleurs très important, mais cela n’a pas empêché plusieurs personnes de faire la queue pour tenter de se rapprocher le plus possible de la cérémonie.

Un soldat surveille de près les spectateurs de la cérémonie du centième anniversaire de l'Armistice, à Paris.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La sécurité était très importante dimanche près des Champs Élysées, à Paris.

Photo : Radio-Canada / Philippe-Vincent Foisy

Lorenzo Le Duff, 22 ans, a fait le voyage de la Bretagne et assistait pour la première fois aux commémorations à Paris pour « honorer son arrière-arrière-grand-père et ses frères d’armes ».

Pour marquer le coup, il a revêtu l’uniforme d’un caporal du 320e régiment de l'artillerie montée de la cavalerie française.

Un jeune homme, portant un uniforme militaire de la Première Guerre mondiale, pose pour les photographes dans une rue de Paris.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Lorenzo Le Duff était vêtu de l'uniforme d'un caporal du 320e régiment de l'artillerie montée pour le 100e anniversaire de l'Armistice.

Photo : Radio-Canada / Philippe-Vincent Foisy

« Ça a été compliqué de trouver toutes les pièces, mais tout est original », dit-il en posant pour les appareils photo et caméras de nombreux touristes.

« [De voir tous les chefs d’État à Paris], c’est une bonne chose pour montrer qu’on est tous réunis et qu’on fait tout pour empêcher qu’une prochaine guerre arrive », ajoute-t-il.

Le sergent-chef à la retraite Éric Lapierre, pour sa part, arborait fièrement de nombreuses médailles militaires.

Un homme en complet avec une cravate noirs montre ses médailles militaires à la caméra.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le sergent-chef à la retraite Éric Lapierre

Photo : Radio-Canada / Philippe-Vincent Foisy

« J’ai beaucoup voyagé et j’ai été blessé en Afghanistan », raconte celui qui a servi dans le régiment des parachutistes français.

« Je suis venu commémorer le 100e anniversaire de l’Armistice parce que mon enfant est né en cette année d'anniversaire », lance-t-il.

Il espère que les gens prendront un moment pour se souvenir des sacrifices qui ont été faits par les soldats qui ont donné leur vie pour les autres.

Éric Lapierre ne voit toutefois pas l'avenir avec un optimisme débordant. Il ne croit pas que le monde ait appris de ses erreurs, même 100 ans après la fin de la Première Guerre mondiale.

Des Canadiens à Paris

Dans la foule, quelques coquelicots rouges. Des Australiens, des Anglais et des Canadiens venus rendent hommage à leurs ancêtres.

Un homme en fauteuil roulant est entouré de deux hommes et de deux femmes dont certains portent des médailles militaires sur leur manteau.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Une famille de militaires australiens qui tenait à assister à la cérémonie.

Photo : Radio-Canada / Philippe-Vincent Foisy

Paul Thomson, de Guelph en Ontario, porte fièrement son coquelicot sur son imperméable trempé. Il s’est rendu à Paris pour commémorer la mort de son grand-oncle, décédé en 1916 dans les tranchées d’un champ de bataille belge.

Son père, Albert George Hughes a été nommé en l'honneur de ce grand-oncle.

« Il faut se souvenir des sacrifices de nos jeunes », laisse-t-il tomber, ému. « C’est une bonne occasion pour regarder le passé et apprendre. »

Le Montréalais Dominic Duchesne vient de s’établir en France avec sa femme Ariane. Une casquette du Tim Horton de Kandahar en Afghanistan bien vissée sur la tête, cadeau d’un ami, il ressent une grande fierté « de savoir que des Canadiens ont traversé l’Atlantique, il y a plus de 100 ans pour venir défendre l’Europe. »

« C’est la commémoration et le souvenir de ceux qui ont fait le sacrifice ultime pour qu’on ait aujourd’hui une liberté, explique-t-il. J’espère que les gens sentiront l’unité de toutes les nations réunies aujourd’hui à Paris. »

« Je me sens patriote », renchérit sa femme. « Il faut se rappeler que des personnes venues de partout dans le monde ont combattu pendant la Première Guerre mondiale. On commence à apprendre des erreurs du passé et si on garde la mémoire, ça ira. »

Un homme et une femme posent pour la caméra devant un immeuble dans une rue de Paris.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Dominic Duchesne et sa femme Ariane ont assisté à la cérémonie de commémoration de l'Armistice à Paris.

Photo : Radio-Canada / Philippe-Vincent Foisy

Pour sa part, Daniel Sonego, d’Ottawa, considère qu’il est plutôt « difficile d’être optimiste » avec les nombreuses tensions géopolitiques.

« La paix est toujours fragile, juge-t-il. Ça prend du travail pour assurer la paix, et je ne sais pas si dans le monde les gens veulent faire ce travail-là. »

Il vivait le « voyage d’une vie » en assistant aux cérémonies sur les Champs-Élysées.

« J’ai écrit ma thèse de maîtrise sur la Première Guerre mondiale, qui est l’un des événements fondateurs du 21e siècle », affirme-t-il.

Le premier ministre canadien Justin Trudeau a assisté à la cérémonie dimanche matin. Il était assis dans la première rangée des dirigeants près du roi du Maroc et de son fils, du président américain Donald Trump, de sa femme et du président français Emmanuel Macron et de son épouse.

Samedi soir, lors d’un dîner officiel au Quai d’Orsay, Justin Trudeau s’est entretenu « quelques minutes » avec Donald Trump, selon le Bureau du premier ministre. Il a aussi discuté avec M. Macron et la chancelière allemande Angela Merkel.

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