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Arthrite et arthrose : le manque de spécialistes est dénoncé

Des gens assistent à une conférence
Participants à la rencontre sur l'arthrite à l'UQAT. Photo: Radio-Canada / Jean-Marc Belzile

Une rencontre sur l'arthrite a eu lieu samedi pour la toute première fois à Rouyn-Noranda. Les participants pouvaient assister à une série de conférences sur place ou par vidéoconférence.

Un texte de Jean-Marc Belzile

La maladie est peu connue et ceux qui en souffrent déplorent d'ailleurs le manque de services en région.

C'est que les gens souffrant de rhumatisme ont l'impression que leur maladie est souvent bien mal comprise.

C'est le cas de Daniel Audy qui souffre d'arthrose depuis plusieurs années.

Il n'y a pas de rhumatologues dans la région qui pourraient aider les gens et si nos médecins nous réfèrent à ce spécialiste, on attend des années, pas des mois et des jours, ça prend des années avant d'en voir un, s'insurge Daniel Audy. C'est très dommage parce qu'on souffre de ça tous les jours et on n’a pas de moyens pour régler ça.

La professeure à l'UQAT, Anaïs Lacasse, croit que même dans les grands centres, l'accès à des services spécialisés est difficile et c'est encore pire en région.

C'est certain que s'il y avait plus de places dans les cliniques multidisciplinaires où les gens auraient accès à plusieurs types de traitement, ça aiderait. Alors il y a l'accès au soin offert par le gouvernement qui peut être amélioré, mais il doit y avoir plus d'information aux patients aussi sur comment gérer la maladie, dit-elle.

La professeure à l'UQAT Anaïs Lacasse La professeure à l'UQAT Anaïs Lacasse Photo : Gracieuseté Véronique Gagnon

Selon la professeure à l'UQAT, Anaïs Lacasse, cette journée sur l'arthrite a pour objectif de permettre aux gens malades de mieux gérer les symptômes liés à la maladie.

Prendre les choses en main eux-mêmes, il y a des initiatives sur les autosoins, des groupes d'entraide, mais les gens connaissent peu ça. Des outils pour devenir un partenaire actif dans la prise en charge de leur maladie, ici on ne fournit pas aux gens un médecin, mais on leur fourni des trucs pour leur boîte à outils, explique la professeure.

La méditation et l'alimentation font partie de cette boîte à outils. Murielle Angers-Turpin, qui souffre d'arthrose, est d'ailleurs convaincue des bienfaits de ces méthodes alternatives.

J'ai réalisé qu'une des informations, c'est la méditation, mais l'art-thérapie peut contribuer aussi.

Murielle Angers-Turpin

À Rouyn-Noranda, plus de 60 personnes ont assisté à cette journée d'information, d'éducation et d'échanges organisée en même temps à Chicoutimi, Lévis, Rimouski, Sept-Îles, Sherbrooke et aux Îles de la Madeleine.

Abitibi–Témiscamingue

Santé